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3 octobre 2015

Turbulences et remaniement ministériel, Dilma Rousseff en quête d’appuis

 

La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, confrontée à différents problèmes ces dernières semaines au sein de sa majorité, dans un climat de crise économique et d’affaires judiciaires, a annoncé différentes mesures dont un remaniement ministériel en réduisant à 31 le nombre de ministres, et abaissant de 10% leurs salaires.

Limiter les dépenses, recomposer l’alliance de gouvernement et retrouver un appui au Congrès, voici les trois objectifs du remaniement ministériel et des mesures afférentes annoncées par la présidente du Brésil. Dans le cadre du remaniement ministériel - faisant baisser le nombre des ministres à 31- le Parti du Mouvement Démocratique Brésilien (PMDB) allié au Congrès, passe de six à sept portefeuilles, alors que le Parti de Travailleurs (PT) perd trois ministères, fusionnés avec d’autres. Tout cela sur fonds d’affaires touchant plusieurs membres du PT, ce qui a déstabilisé la présidente ces derniers mois.

Cette dernière a aussi changé de chef de cabinet remerciant Aloizio Mercadante, et nommant l’ancien ministre de la Defense, Jaques Wagner, répondant ainsi à la demande formulée par l’ ex president Luiz Lula da Silva, le PT, et le PMDB, dont font partie le vice-president Michel Temer, et les présidents de la chambre des députés , Eduardo Cunha, et du Sénat Renan Calheiros. Ces ajustements interviennent dans un contexte de crise économique, de réforme fiscale touchant les classes moyennes et de menace d’un procès contre la présidente. Il s’agit ainsi pour elle de limiter la casse en retrouvant un soutien au Congrès.

« Nous savons que des difficultés existent , qui doivent être surmontées pour que l’économie du pays retrouve la croissance, mais pour cela nous avons besoin de stabilité politique et cela est aussi le propos de cette réforme » a expliqué la présidente lors d’une conférence pour justifier son rapprochement du PMDB ; en plus de l’efficacité de la gestion et de réduire les dépenses, la réforme va garantir une « majorité , plus stable du gouvernement au Congrès, la gouvernabilité » et donc l’approbation des lois et des projets nécessaires pour surmonter la crise économique.

D’un coté dix ministères ont été supprimés, mais deux autres ont été crées, il est prévu d’éliminer 30 secrétariats et 3000 postes « de confiance » attribués par les directeurs ou responsables d’organismes publiques hors concours, et de réduire de 10% les salaires des ministres et de limiter leurs dépenses. Ainsi, 200 millions de réal par an devraient être économisés.

On ne peut ignorer le rôle clef de l’ex président Lula da Silva dans la constitution du nouveau cabinet avec la nomination de Jaques Wagner. Le grand bénéficiaire de ce remaniement est le PMDB, dont le soutien est vital pour Dilma Rousseff au Congrès dans les semaines à venir. Elle pourrait compter avec les votes d’au moins 50 des 66 députés du PMDB. Si le PT est le perdant du remaniement, on y reconnait qu’il n’ y avait pas d’autres alternative. L’opposition, elle, n’y voit qu’une manœuvre de court terme qui ne peut être une solution durable.

El Correo de la diaspora latinoamericaine avec Telam, 3 octobre 2015

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