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25 août 2005

Trêve dans la crise pétrolière équatorienne

 

Le calme était revenu dimanche dans les régions amazoniennes de l’Equateur, après plusieurs jours de manifestations violentes qui ont paralysé la production pétrolière du pays.

Par Associated Press
Quito, Le dimanche 21 août 2005

L’état d’urgence décrété mercredi par le président Alfredo Palacio restait en vigueur pour les provinces de Sucumbios et Orellana (nord-est), où les manifestants ont depuis une semaine pris le contrôle de deux aéroport, bloqué les routes, occupé les champs de pétrole et saboté les installations.

Pour tenter de trouver une solution à la crise, les parties envisageaient d’envoyer des représentants négocier à Quito, la capitale. « Les manifestations sont momentanément suspendues pendant que nous engageons le dialogue », a déclaré Guadalupe Llori, une responsable dans la province d’Orellana. « Mais soit nous obtenons des résultats de ces pourparlers, soit nous reviendrons aux mesures précédentes ».

Les manifestants exigent que les sociétés pétrolières étrangères présentes dans la région embauchent des personnels sur place, et versent impôts et autres royalties aux autorités locales.

Depuis l’état d’urgence, quelque 3000 policiers et soldats dépêché sur place sont intervenus en masse pour mettre fin aux manifestations, procédant à quelques arrestations parmi les autorités locales et reprenant le contrôle de la région.

Vendredi, la police et l’armée ont tiré des gaz lacrymogènes sur les manifestants qui leur jetaient des pierres à Lago Agrio, 180 km au nord-est de Quito, où le gouverneur de la province de Sucumbios Guillermo Munoz a été arrêté, quelques heures après le maire de la ville Maximo Abad, pour « incitation au désordre public ».

La crise a paralysé la production pétrolière de l’Équateur, et les exportations ont été suspendues. Jeudi, la production de la société publique Petroecuador avait été de « zéro baril », selon le président Palacio.

Petroecuador a réussi à produire samedi quelques 33 000 barils de brut, plus que vendredi, mais toujours bien en deçà de sa capacité quotidienne normale. Le gouvernement n’attend pas le retour à la normale avant octobre au plus tôt, et estime que la crise coûtera plus de 443 millions de dollars US.

Le président vénézuélien Hugo Chavez, qui s’exprimait depuis Cuba où il est en visite, a annoncé dimanche que son pays allait prêter du pétrole à l’Équateur, le temps de la situation se stabilise. « Ils nous ont demandé de leur prêter du pétrole (...) le Venezuela remplira les engagements du gouvernement équatorien » et ne fera pas payer « un centime » à Quito pour ce faire, a-t-il ajouté.

Cette crise est la plus grave à laquelle est confronté le président Palacio depuis son arrivé au pouvoir. Cet ancien cardiologue était le vice-président du président Lucio Gutierrez et lui a succédé en avril, nommé par le Congrès après les manifestations de masse qui ont provoqué la chute de Gutierrez.

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