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21 novembre 2016


Theresa May veut relancer le secteur industriel britannique, contrairement à l’actuelle politique sud-américaine.

 

Soutenir le développement de l’industrie d’un pays, c’est soutenir sa future souveraineté. Seuls les dirigeants de pays aux ordres peuvent prétendre imposer le contraire, comme c’est le cas en Amérique Latine - El Correo

La Première ministre britannique, Theresa May, doit dévoiler lundi une stratégie de relance du secteur industriel passant par un allègement de la fiscalité des entreprises et par l’investissement de milliards de livres dans les sciences, la technologie et la recherche.

Theresa May, qui va devoir mener les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, s’efforce depuis son arrivée au 10 Downing Street, en juin, de convaincre les investisseurs qu’elle est en mesure de préserver l’attractivité de la Grande-Bretagne malgré le « Brexit ».

Le discours qu’elle doit prononcer ce lundi devant l’organisation patronale CBI devrait également lui permettre d’apaiser les craintes suscitées par son projet visant à faire entrer les salariés dans les conseils d’administration et sa promesse de lutter contre les excès en matière de rémunérations.

Selon sa porte-parole, Theresa May va également réitérer son engagement en faveur d’une diminution de l’impôt sur les sociétés afin que la Grande-Bretagne se hisse parmi les 20 pays du monde où il est le moins élevé.

Theresa May a évoqué une imposition des profits des entreprises à 17%, au lieu de 20% aujourd’hui, mais le Daily Telegraph rapportait lundi qu’elle pourrait la ramener en dessous de 15%, le seuil promis aux Etats-Unis par Donald Trump pendant sa campagne présidentielle.

« Notre stratégie industrielle sera ambitieuse pour les entreprises et ambitieuse pour la Grande-Bretagne », va-t-elle déclarer, selon des extraits du discours qu’elle doit prononcer.

DEUX MILLIARDS DE LIVRES DE CRÉDITS SUPPLÉMENTAIRES PAR AN

L’emploi de l’expression « stratégie industrielle » n’est pas neutre en Grande-Bretagne, où elle rappelle les efforts fournis dans les années 1970 pour maintenir en vie un secteur automobile en plein marasme, sans succès.

Theresa May dira à ce sujet qu’elle propose une nouvelle approche. « Il ne s’agit pas de soutenir des industries défaillantes ou de sélectionner des gagnants mais de créer les conditions dans lesquelles des gagnants peuvent émerger et prospérer ».

« Il s’agit de soutenir ces gagnants, de les encourager à investir dans l’avenir à long terme de la Grande-Bretagne. Et de créer des emplois et de la croissance économique pour tous et partout dans le pays. »

Theresa May devrait annoncer une enveloppe supplémentaire de deux milliards de livres (2,32 milliards d’euros) par an d’ici 2020 pour la recherche et le développement et la création d’un fonds de soutien à des domaines comme la robotique et les biotechnologies.

Le gouvernement s’apprête en outre à lancer un audit des dispositifs fiscaux déployés pour garantir la compétitivité de la Grande-Bretagne pour les scientifiques, les créateurs innovants et les investisseurs.

Ce discours intervient à deux jours de la présentation du promet de budget du ministre des Finances, Philip Hammond.

Elizabeth Piper et William James, Nicolas Delame pour le service français de Reuters.

Reuters. Londres, le +21 novembre 2016

© Thomson Reuters 2016 Tous droits réservés.

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