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3 novembre 2006

"S.O.S. à tous les peuples du Mexique et du monde"
L’Insurrection populaire à Oxaca fait reculer la police après six heures d’affrontement.

 

Par l’Agence France-Presse
Oaxaca, Le jeudi 02 novembre 2006.

Les manifestants ont fait reculer la police fédérale après six heures d’affrontement à proximité de l’université d’Oaxaca, dans le sud du Mexique, au cours desquels 21 personnes ont été blessées, a constaté l’AFP.

Les forces de l’ordre sont parvenues à démanteler le dernier barrage important de la ville, puis ont repris le contrôle de la zone, avant que des milliers de militants de l’Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca (APPO) leur jettent des pierres et des cocktails Molotov.

La police a riposté avec des grenades lacrymogènes, des canons à eau et des pierres. Sept policiers, 12 manifestants et 2 journalistes ont été blessés lors de l’affrontement.

L’APPO, mobilisée depuis plusieurs mois pour exiger la démission du gouverneur de l’État d’Oaxaca, a appelé ses sympathisants à dresser de nouvelles barricades dans cette agglomération de 600.000 habitants, pour « stopper l’envahisseur ».

Les hommes de la police fédérale mexicaine (PFP) ont pu se replier après l’intervention du porte-parole de l’APPO, Florentino Lopez, qui a appelé la population à laisser « la PFP se replier jusqu’à l’aéroport », où est stationnée une partie du contingent. « Nous devons être intelligents et permettre leur fuite vers l’aéroport, car si on ne le fait pas, c’est l’armée qui va intervenir », a-t-il précisé à l’AFP.

Selon lui, le ministère de l’Intérieur a ordonné le repli des forces fédérales, « mais c’est le peuple qui a contraint les policiers à se retirer ».

Depuis dimanche et l’intervention de dimanche, les manifestants résistent au déploiement des 4 500 hommes des unités anti-émeute de la PFP, envoyées par le gouvernement pour rétablir l’ordre public après de violents affrontements survenus la semaine dernière.

Dimanche, deux manifestants sont morts lors de l’opération qui a permis à la PFP de reprendre le contrôle du centre de la ville et plusieurs dizaines ont été arrêtés ou sont portés disparus, selon l’APPO.

L’intervention policière de jeudi a permis de rétablir la circulation sur les grandes artères de la ville, privé de touristes depuis le début du mouvement de protestation contre le gouverneur de l’État, il y a cinq mois.

Les opposants maintenaient cependant des barricades en ville et contrôlaient toujours le campus universitaire, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le Parlement mexicain s’est joint cette semaine à la principale revendication des manifestants : le départ immédiat du gouverneur Ulises Ruiz jugé corrompu.

Le parquet de l’État d’Oaxaca a par ailleurs annoncé l’arrestation des auteurs du meurtre d’un journaliste américain, lors des émeutes du 27 octobre qui ont provoqué l’intervention policière.

Le parquet de l’État d’Oaxaca a indiqué que la « responsabilité présumée » d’un élu local du parti du gouverneur et de son garde du corps « avait pu être établie » dans le cadre de l’enquête sur la mort de Will Bradley, qui travaillait pour Indymedia, un organe de presse alternatif de gauche, favorable à l’APPO.

L’APPO a lancé « un S.O.S. à tous les peuples du Mexique et du monde » pour qu’ils « appellent le gouvernement mexicain à mettre un terme à la répression ».

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