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20 octobre 2005

Roberto Lavagna stigmatise les erreurs de Suez

 

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El Correo, 20 octobre 2005

Le ministre de l’économie argentin Roberto Lavagna, dans une Interview au quotidien français Les Echos, Roberto Lavagna brocarde les « erreurs » de Suez à Buenos Aires en date du mardi 18 octobre, dénonce l’attitude de Suez, dans le cadre de la renégociation de la concession d’eau à Buenos Aires. Il rappelle l’absurdité du contrat existant dont les tarifs établis en dollars étaient indexés sur l’inflation aux Etats-Unis. Et même si ce contrat avait était à une autre époque signé par les autorités argentines, il souligne : « … en matière économique, il faut tenir compte de deux éléments, la macroéconomie, d’une part, et des règles du jeu d’autres parts, définies contractuellement.

On doit respecter les règles du contrat, sauf si bien entendu, le contexte macroéconomique rend leur application impossible, comme c’est le cas ici »… Pour mémoire, entre temps l’Argentine a quitté la parité avec le dollar, subi une dévaluation drastique et s’est trouvée au bord du de la faillite. A se demander si les dirigeants de Suez ont rate les événements.

Le départ du groupe de l’Argentine n’inquiète pas le ministre de l’économie, qui souligne que d’autres groupes étrangers continuent à montrer leur confiance dans le pays. De plus, sur la question des augmentations de tarifs de services publics que ne peut envisager le gouvernement actuel, compte tenu de la situation de la population et d’une reprise encore fragile, le ministre rappelle « aucune hausse des tarifs n’aurait pu régler le problème d’Aguas Argentinas, qui souffre d’une dette de 700 millions de dollars. Suez aurait pu nous dire « Cette dette est liée à la crise, oublions là, parlons de l’avenir, comme d’autres groupes l’ont fait. La compagnie en a décidé autrement ». D’ailleurs le gouvernement a déjà procédé à plusieurs hausses de tarifs, mais plus proches de la réalité économique que ce que Suez réclamait. Quant au remplacement de Suez, Roberto Lavagna n’en dit pas plus, mais n’oublions pas que Buenos Aires à l’eau courante depuis le début du XXème siècle, et qu’il y a eu un avant Suez, de même qu’il y aura un après Suez !

« Suez a commis l’erreur d’investir d’abord dans l’adduction d’eau, sans construire simultanément le réseau d’égouts, pour des questions de coûts », précise Lavagna. Ainsi la consommation d’eau a augmenté tandis que les eaux usées s’écoulent dans le sol, ainsi les nappes phréatiques sont montées notamment dans la banlieue sud de Buenos Aires, où Suez a une image exécrable !

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