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9 janvier 2009

Porto Rico
Historique des activités terroristes des États-Unis.
1898-2005

par Raúl Alzaga la Manresa

 

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Un article minutieux et détaillé des activités et des ravages de la droite terroriste dans les décennies de grand activisme politique au Porto Rico.

Deux mois avant l’assassinat de Carlos Muñiz Varela, le 4 juin 1979, le Directeur de la Police de Porto Rico, Desiderio Cartagena déclarait à la presse que « il ignorait toute information officielle sur le terrorisme de droite au Porto Rico ». Le 2 mai 1979 et après avoir enterré Carlos Muñiz Varela le 1er mai, le secrétaire à la Justice de Porto Rico Miguel Jiménez Muñoz déclarait qu’il existait « un soi-disant terrorisme de droite, mais sans preuve pour accuser des personnes ou une organisation en particulier », il soulignait aussi que ce terrorisme « était importé de Miami » et que la « graine du terrorisme vient de dehors ». Par ailleurs, le Chef des Procureurs au sein du Département de Justice, Pedro Colton Fontán déclarait que dans le pays, ont été enregistrés des actes qui " tendent à soupçonner qu’il existe ici le terrorisme de droite". Dans les trois déclarations de ces grands fonctionnaires se manifeste leur intérêt de nier ou de minimiser l’existence du terrorisme de droite au Porto Rico.

Entre l’enquête faite pour cet article et la date de ces déclarations, ont eu lieu dans le pays, au moins 106 attentats terroristes de droite, qui ont coûté la vie de plusieurs personnes, plus la destruction de biens. Mais cette attitude persiste encore, comme le 3 octobre 2006, quand le Directeur du bureau du F.B.I. de San Juan, l’agent spécial Luis Fraticelli, déclarait qu’eux, le F.B.I., avaient eu à faire face à plus d’une centaine d’ « incidents terroristes » menés par des groupes armés indépendantistes, depuis qu’ils sont arrivés à Porto Rico en 1931.

Pour le directeur du F.B.I., les 124 attentats terroristes de droite menés au Porto Rico depuis le 12 mai 1898 quand la marine de guerre des Etats-Unis a semé la terreur à San Juan, avec son bombardement maritime, causant morts et dommages matériels, jusqu’à l’assassinat de Filiberto Ojeda Rios, le 23 septembre 2005, ces 124 attentats terroristes de droite ne méritaient pas d’être mentionnés dans sa conférence de presse. Il est clair que ce sujet est "tabou", en plus d’être un pauvre record et de susciter peu d’intérêt dans l’investigation des mêmes. Dans les 124 attentats terroristes de droite, le FBI est seulement intervenu, selon notre étude, dans cinq d’eux, obtenant seulement trois détentions et trois sentences pour « Innocence Technique ».

La liste (voir plus bas) que nous avons préparée a été motivée par la lecture récente d’un article intitulé, « La responsabilité de la CIA dans le crime de la Barbade » écrit par les enquêteurs Manuel Hevía et Andrés Zaldívar. Dans cet article ils élaborent la thèse que ce fut depuis le bureau de détectives, fondé au Venezuela par Luis Posada Carriles en 1974, après son expulsion de la Disip vénézuélienne (la Direction des Services d’Intelligence et de Prévention), qu’a été orchestré et planifié, avec Orlando Bosch et les autres, une campagne de terrorisme contre tout objectif cubain en Amérique Latine. Cette campagne allait durer jusqu’à leur arrestation à tous deux, après la destruction de l’avion de Cubana de Aviacion quand ce dernier a décollé de l’aéroport de la Barbade vers l’Havane, premier acte du terrorisme aérien dans l’histoire de l’aéronautique civile et où 73 passagers ont perdu la vie.

Dans l’article en question les enquêteurs mentionnent deux actes terroristes qui se sont déroulés au Porto Rico et aussi environ 40 actes terroristes menés dans 14 pays d’Amérique Centrale, des Caraïbes et de l’Amérique du Sud, entre 1974 et 1976, le temps qu’a duré l’agence de détectives de Posada Carriles.

A travers des enquêtes superficielles faites dans les années 80, une liste de 21 attentats terroristes de droite entre 1971 à 1980 a été établie et on a trouvé que dans la période de 1974 à 1976 plus de deux attentats terroristes ont eu lieu à Porto Rico ayant des liens possibles avec Posada Carriles et le groupe d’Orlando Bosch. Après avoir étudié presque toute la presse des années 70 et une partie de celle des années 80, nous ne nous imaginions pas que la liste serait si longue.

Si nous relevions entre 40 ou 50 actes terroristes, nous pensions que l’effort serait un vrai succès. Quelle a été notre surprise quand, après en avançant dans la lecture, comme celui qui va à la pèche, s’ajoutaient à la liste des dates et des actes du terrorisme de droite. Quand nous arrivions déjà à l’événement numéro 84, une étude nous est arrivée par un cher frère et camarade, intitulée « Lutte pour l’indépendance du Porto Rico : Chronologie de la répression 1961-1980 », écrite par Domingo Vega Figueroa, l’étude contient 303 actes de répression dont des attentats terroristes.

On ne s’imagine pas la frustration ressentie quand, après avoir investi de nombreuses semaines et d’heures dans ce projet, j’ai vu apparaître cette liste. Heureusement dans la mienne il y avait 34 actes terroristes qui n’apparaissaient pas dans la liste de 303 incidents. En plus d’avoir pu allonger la liste à 124 actes terroristes de droite menés au Porto Rico de 1898 à 2006. Cette liste nous la considérons provisoire, puisqu’il y a beaucoup d’opérations menées par l’État lui-même (Police, Agences d’Intelligence et Forces armées) sous la couverture d’activités de gauche et indépendantistes. Nous en avons seulement documenté certaines à titre exemple de ce que nous affirmons.

Pour l’analyse, certains des incidents se regroupent par leurs caractéristiques dans des périodes d’années en particulier. Nous les avons regroupés en trois périodes : 1971 à 1973, 1974 à 1976 et 1978 à 1980.

Durant la première période de 1971 à 1973, 42 attentats ont eu lieu dirigés principalement vers le journal Claridad, l’Impresora Nacional, des propriétés d’indépendantistes, des bureaux de syndicats ouvriers, des comités de partis politiques de l’indépendance (PS.P. et P.I.P) etc. C’est une période où s’utilise la bombe incendiaire (Cocktail Molotov), les tirs par arme à feu et à la bombe du « type niple ».

Seules la bombe destinée au Cubain Alberto Rodríguez Moya le 22 janvier 1973, la bombe qui a détruit presque tout le quatrième étage de la faculté d’Études sociales de l’Université de Porto Rico, le 11 mars 1973 et la puissante bombe dans les environs du Colisée visant Roberto Clemente tandis que se déroulait un match de basket-ball entre Cuba et le Venezuela le 16 septembre 1973, furent ce que nous pourrions appeler de forte puissance. Celles-ci marquent une transition vers une activité terroriste plus agressive et dangereuse.

C’est à cette époque qu’on accuse, pour la première fois, devant les tribunaux un exilé cubain du nom de Luis Fathel Catasu d’avoir tiré sur les bureaux du Comité Central du Parti Indépendantiste, le lendemain d’un étrange incident d’un possible attentat ou enlèvement qui vise le président du PIP. (Parti Indépendantiste Portoricain) Rubén Berríos Martínez. C’est aussi la première fois qu’on porte atteinte à la vie et à la propriété d’un exilé cubain, Alberto Rodríguez Moya, pour différer de la ligne officielle des organisations d’exilés à Porto Rico. La bombe de la faculté des Sciences Sociales, indique par son importance, que l’on a pu utilisé des explosifs disponibles seulement dans les arsenaux des Forces armées étasuniennes (l’explosif C-3 ou C-4) et c’ est la première opération de terrorisme de droite où opère le F.B.I. sans aucun résultat. A cette époque, les groupes « anexionistes » et pro-américains, A.U.P.E. (Association Universitaire Pro - statut d’État), dirigés notamment par les actuels condamnés Fédéraux et les ex-Représentants à la Chambre, Edison Misla Aldarondo, les Grenadiers Navedo et Freddy Valentín, vont être très actifs. Les membres d’« Action Progressiste » où se distingue l’ex-sénateur Juan A. Palerm, membre du R.O.T.C. (Réservz Officer Training Corps) de l’Université de Porto Rico et d’ex-vétérans du Viêt-Nam.

Durant la deuxième période, de 1974 à 1976, 24 attentats ont eu lieu, bien que moins nombreux que pendant la période précédente, ils sont indiscutablement plus dommageables et meurtriers. Il y a un changement dramatique dans la force des bombes utilisées à cette période.

Les bombes placées au Barreau et qui n’ont pas explosé, celle du Consulat d’Argentine, Pérou et Venezuela, la bombe de la Revue « Avance » et celle du Théâtre Modelo de Río Piedras, sont un exemple de la progression du degré d’agressivité et des moyens de la droite. À cela il faudrait ajouter l’incendie de Impresora Nacional, la fusillade au journal Claridad, qui s’est soldée par 5 blessés, l’un grave, les bombes lors du rassemblement politique du PSP (Parti Socialiste Portoricain) sur la place de Mayagüez tandis qu’ était commémorée la naissance d’Eugenio Maria de Hostos , qui a fait 2 morts et 12 blessés.

L’enlèvement et la disparition du leader Nationaliste et responsable de l’opération contre le Congrès des Etats-Unis, Julio Pinto Gandía et le non moins dramatique assassinat de Santiago "Chagui" Mari Pesquera le 24 mars 1976 tandis que son père Juan Mari Bras était candidat au gouvernement de Porto Rico pour le PSP. Dans tous ces attentats, seule est connue la participation du FBI dans l’attentat au consulat Vénézuélien, dont nous soupçonnons que c’était à la demande du Corps Consulaire devant le Département d’État à Washington à cause des attentats répétés sur des représentations diplomatiques à Porto Rico.

A cette époque une bombe puissante est placée dans un avion de la ligne aérienne colombienne Avianca, mais n’explose pas. Le journal El Mundo de février 1975 nous offre dans ses pages la première et unique photo publique disponible d’une bombe. La bombe se trouvait dans un conditionnement type boite en carton pour garder des bouteilles de Whisky, de couleur noire, du moins c’est ce qui se détache de la photo, avec la mèche et le détonateur et il est écrit en anglais et en lettres blanches "TNT-One Pound-Dangerous" et on indique dans l’article qu’elle est de fabrication militaire.

C’est la première preuve de participation d’éléments liés aux Forces armées des Etats-Unis au terrorisme de droite au Porto Rico. En 1980 avec la bombe mise au Barreau des avocats on recommencera à réaffirmer cette évidence, avec l’arrestation par le FBI, du lieutenant des Forces navales étasuniennes Alex La Cerda, du Cubain exilé René Fernández del Valle et de l’armurier de Vieques Roberto López González. Dans la période citée précédemment, il y a eu de réelles tentatives d’assassinats contre l’administrateur du journal Claridad, Domingo Vega Figueroa et contre le Secrétaire général du PSP., Juan Mari Bras, avec la pose de bombes sous leurs voitures ou devant leurs maisons.

Dans la troisième tentative d’incendie de d’Impresora Nacionale et de tirs sur la façade du journal Claridad, l’un des attaquants du nom José Felipe "Aipe" Díaz Olmo a été blessé, un vétéran du Viêt-Nam de la période de 1968-1970, employé à la mairie de San Juan sous l’administration annexionniste de Carlos Romero Barceló (1972-1976) et étroitement lié au PNP (le Nouveau Parti Progressiste). Des accusations qui ne lui ont jamais été adressées. José Felipe "Aipe" apparaîtrait des années plus tard, travaillant pour le consulat étasunien dans la ville de Río de Janeiro, au Brésil et des témoins le signalent, alors qu’il collabore avec les autorités Brésiliennes d’Immigration à l’aéroport international Dumond de Río de Janeiro.

Un incendie éclate le 15 mai 1974 dans un magasin de meubles connu comme « Almacenes Delta », dont les propriétaires sont d’origine cubaine. Peu après que les autorités policières du pays aient enquêté sur cette affaire, sans aucun résultat, le FBI apparaît accusant les propriétaires et l’officier de police, Braulio Donato de la Division d’Explosifs pour conspiration et dissimulation de cet incendie. Il en ressort que le FBI, avait obtenu le témoignage de l’un des membres du groupe, Pragmatista, William Salón, pour formuler ces charges. Le plus intéressant dans ce cas consiste en ce que les auteurs appartenaient à une organisation terroriste cubaine de Miami, nommé les Pragmatistas, qui seraient responsables à Miami de l’assassinat de Luciano Nieves, un Cubain qui prônait un certain type de rapprochement avec l’opposition à Cuba, même pas avec le gouvernement de Cuba. Ce sera le premier fait documenté qui existe sur un travail conjoint entre des terroristes cubains, des commerçants cubains et des membres de la police de Porto Rico.

A cette époque, vivront à Porto Rico, trois personnages au vaste passé d’activités terroristes en Amérique Latine, bien qu’ils ne soient pas les seuls qui résidaient dans le coin à cette date. Leur présence pourrait être une simple coïncidence ou un hasard dans l’agressivité du terrorisme de droite dans le pays. Le plus connu est Félix Rodríguez Mendigutia. Sa carrière commence quand il avait à peine 17 ans et qu’il s’est inscrit à la dénommée « Conspiration Batistiana-Trujillista » organisée par La Rosa Blanca depuis la République Dominicaine dans les premiers mois de 1959. Les barbouses ont été capturées dans la ville de Trinidad lorsqu’ils arrivaient par voie aérienne. Heureusement pour Rodríguez, il est resté dans les campements de Saint-Domingue, où il s’est inscrit dans les « Teams d’Infiltrations », entraînés par la C.I.A pour préparer, depuis Cuba, les conditions préalables à l’invasion de Playa Girón. Ces six « teams » de cinq personnes, avaient l’intention d’organiser des groupes d’intelligence et de sabotage, dans le pays. Un grand nombre de ces groupes ont été capturés, Rodríguez a eu à nouveau de la chance et a pu demander asile à l’ambassade de Venezuela. De là, il passe à Fort Benning où après la libération des envahisseurs de Giron, il est chargé de former un groupe d’officiers cubains dans l’armée étasunienne, d’où environ 210 officiers sont sortis diplômés avec le rang de deuxième lieutenant.

En travaillant pour la CIA il a été envoyé au Venezuela pour collaborer avec la Dissip dans la lutte contre la guérrilla vénézuélienne et en 1967 il est envoyé en Bolivie pour aider à la capture du Commandant Ernesto "Ché" Guevara. Il s’est trouvé avec lui quand celui-ci était déjà capturé et blessé, ils ont parlé, il a fait la dernière photo qui existe du "Che" vivant et a affirmé ne pas avoir pu éviter son assassinat. C’est au Venezuela où arrive aussi Luis Posada Carriles, l’ « Agent Basilio » pour réaliser le même travail que Rodríguez, avec la différence qu’il est resté au Venezuela, et a dirigé une Section de la Dissip. En 1985 quand Posadas Carriles s’échappe de la prison, Rodríguez le recevra bras ouverts dans la base aérienne d’Iopango, au Salvador pour coordonner l’approvisionnement des armes de la Contra Nicaraguayenne, le tout sous l’auspice de la CIA.

Dans un entretien que Rodríguez a donné à une émission de radio à Porto Rico, celui-ci a avoué qu’il a été actif pour la CIA, aux Caraïbes, pendant les années 1974 et 1975, « qu’il passait beaucoup par Porto Rico » et qu’ en 76 « ils m’ont retiré des Caraïbes pour des raison de sécurité, parce que « ils m’avaient menacé de mort ».

Nos sources nous indiquent son amitié étroite avec Waldo Pimentel Amestoy, propriétaire du magasin « Lamparas Quesada », à ce même moment s’ est créé aux côtés de Julio Labatut, Escarra et José « Pepe » Chenu Rodríguez, la déjà connue organisation clandestine « Les Amis pour la Démocratie ».

Le deuxième personnage qui a vécu à Porto Rico dès 1972 jusqu’à son assassinat le 25 octobre 1976, est Aldo Vera Serafín. Celui-ci avait une autre trajectoire, il venait des rangs du « 26 Juillet », spécifiquement des cellules d’action et de sabotage de la ville de l’Havane et d’où il a acquis une réputation pour son une habileté dans la préparation et la pose de toute sorte de bombes. A Porto Rico il a fondé une soi-disant organisation « La Quatrième République », formée entre autres par Rolando Cruz Pino, propriétaire d’un magasin de meubles à Bayamón, Enrique Grau Esteban, lié au secteur de la Publicité et José Miguel Gómez. A l’époque il maintenait une relation étroite avec les gens d’Orlando Bosch et Posada Carriles. Il est signalé comme la personne qui a probablement fabriqué et placé la bombe dans le Campus universitaire le 22 octobre 1976 et qui a provoqué des blessures très graves pour les deux agents de la Division d’Intelligence de Porto Rico, l’actuel Juge Jésus Cabán Soto et Miguel Candelario Camacho, alors qu’ils la désamorçaient.

Le troisième personnage qui a vécu à Porto Rico à cette époque est Oreste Ruiz, aussi étroitement lié au groupe d’Orlando Bosch. Le 23 juillet 1976, Ruiz associé avec Gaspar Jiménez Escobedo et Gustavo Castillo ont essayé de séquestrer le consul cubain à Mérida, dans le Yucatán, Daniel Ferrer, provoquant la mort de son accompagnateur du moment, Dartañan Díaz Díaz. Ruíz et Jiménez ont été arrêtés, et Gustavo Castillo réussi à échapper aux autorités Mexicaines. Par hasard Gustavo Castillo sera arrêté en janvier 1977 par les autorités fédérales, pas moins qu’à Bayamón, Porto Rico, pour être extrader au Mexique.

Quelques semaines après la bombe du 11 janvier 1975 sur la Place de Mayagüez où deux personnes sont mortes et douze ont été blessées, les FALN (les Forces armées de Libération Nationale), l’organisation clandestine portoricaine qui opérait aux États-Unis, ont placé une puissante bombe dans le French Tavern de Wall Street, causant la mort de quatre personnes et quelques blessés. À partir de ce moment la fréquence des activités terroristes de droite du pays s’est nettement réduite. Quatre incidents ont eu lieu dans le reste de l’année 1975, quatre en 1976 et deux en 1977, bien qu’il faille signaler la gravité de la séquestration et de la disparition, pour la première fois, d’un combattant pour l’indépendance, en la figure de Julio Pinto Gandía le 18 septembre 1976 et l’assassinat, aussi pour la première fois, le 24 mars 1976 du fils d’un dirigeant indépendantiste, avec Santiago "Chagui" Mari Pesquera, fils du candidat de l’époque au gouvernement Juan Mari Brás.

Dans la troisième période de 1978 à 1980, 32 attentats du terrorisme de droite ont lieu, incluant plus d’un assassinat politique. La participation de groupes de droite, formés par des exilés cubains sera également présente durant toute cette période ; la participation prouvée d’éléments de la Marine des Etats-Unis que bien que soupçonnée bien avant, d’activités terroristes, se confirme avec l’arrestation du Lieutenant Alex de La Cerda. Le principe est lancé pour mener des actions de terrorisme de droite, en les attribuant à des organisations supposées de gauche et on documente que dans cette période, plus que dans les autres, la Division d’Intelligence de la Police de Porto Rico a réussi à organiser et à contrôler des organisations clandestines de gauche pour qu’ils portent des actions terroristes et de cette façon pouvoir infiltrer d’autres organisations, comme l’Armée Populaire Boricua-Macheteros.

Les bombes dans les agences de voyages Girasol (2) et des Voyages Varadero (3), au Ballet National de la Cuba dans l’Université de Porto Rico, dans l’entreprise Publish Record, à Canal 11 et l’assassinat de Carlos Muñiz Varela pointent clairement des exilés cubains liés à l’hebdomadaire La Cronica et des éléments du CORU et de l’Oméga 7 (les deux organisations clandestines de l’exil cubain) ; La bombe placée dans les bureaux de l’ « Action Démocratique", que Franklin Delano López dirigeait, sera la première action documentée d’un apparent groupe indépendantiste le « Comité Patriotique Anti-Anexioniste » qui s’attribue l’attentat précité. C’est curieusement le Sénateur Nicolás Nogueras qui accuse le Parti Populaire comme l’auteur de l’attentat précité. Ce sera le même Nogueras qui accusait Fidel Castro de l’assassinat de Carlos Muñiz Varela. Franklin Delano López était très lié au président Carter, tandis que celui-ci mené des rapprochements avec Cuba.

Les documents qui ont été présentés devant la Commission Juridique du Sénat, qui en 1991 enquêtait sur la période d’infiltration dans les événements du Cerro Maravilla indiquaient que la police de Porto Rico est arrivée à identifier deux exilés cubains, comme les auteurs possibles de l’attentat cité précédemment. La Commission Juridique avait déjà découvert différentes actions terroristes menées par "Les Commandos Révolutionnaires Armés" et le "Front Armé Anti-impérialiste", comme groupes contrôlés et dirigés par la Division d’Intelligence (renseignement) de la Police de Porto Rico.

Le cas le plus dramatique de cette période et qui, par la suite, a aidé à découvrir beaucoup d’autres choses, fut l’embuscade et l’exécution de deux jeunes hommes indépendantistes, Arnaldo Darío Rosado et Carlos Enrique Soto Arriví dans le Cerro Maravilla le 25 Juillet 1978, qui ont été amenés sur le site par l’ "infiltré", membre de la Division d’Intelligence Alejandro González Malavé, sous le plan de faire sauter quelques antennes de communications, avec du charbon et du liquide pour "barbecue".

La pose de la bombe dans les locaux du Barreau, la tentative d’assassinat du deuxième fils de Juan Mari-Brás, Raúl Mari Pesquera quand celui-ci décollera de l’île de Vieques, en pilotant un avion de Vieques-Airlink et la bombe chez Viajes Varadero, aussi en janvier 1980, ce sont les dernières interventions d’enquête connues dont on a connaissance de la part du FBI. Le résultat, comme dans les autres deux cas précédents, a été un "fiasco".

Pour la bombe de Varadero, le laboratoire à Washington DC a utilisé des procédés inadéquats, invalidant l’évidence et le Procureur Fédéral Daniel López Romo a refusé l’autorisation d’accuser un suspect des faits. Dans le cas du Barreau et de Raúl Mari, ont été accusés par le témoignage d’un infiltré du FBI, le lieutenant de la Marine des Etats-Unis et porte-parole de presse, Alex de la Cerda- le Cubain membre du groupe Abdala, René Fernández del Valle et le propriétaire d’une armurerie à Vieques, Roberto López González. Après, lors du procès, ils ont été défendus par l’ex-secrétaire à la Justice pendant l’administration de Luis A. Ferré, Blas Herrero. Les accusés ont été déclarés innocents et « Paix ici et Gloire au Ciel. »

Les conclusions de cet article nous les laissons au lecteur et nous aspirons seulement à contribuer à placer quelques pièces dans le casse-tête qui reste à terminer. À mesure que ce casse-tête prend forme, nous approcherons de pouvoir faire justice.

Nous souhaiterions qu’une des cibles, comme la faculté d’Études Sociales, le Consulat du Venezuela à Porto Rico, le Barreau, entre autres, utilisent le mécanisme du FOIA (Freedom of Information Act) pour qu’ils sollicitent toute la documentation que pouvait avoir le Dpto. de Justice Fédérale et du FBI sur les attentats terroristes commis contre eux.

Notre reconnaissance va à Domingo Vega Figueroa (epd) et à Ricardo Fraga del Valle pour leurs apports répétés à ce travail. A Alejandro Torres Rivera et Edgardo Pérez Viera pour leurs contributions importantes. Au collègue Erasto Zayas pour les corrections. Au personnel et aux étudiants du département Portoricaine de l’Université de Porto Rico pour leur collaboration et aide.

Liste les Attentats Terroristes

- 12 mai 1898  : Les Forces navales des États-Unis bombardent la ville de San Juan et créent la panique et la terreur parmi ses habitants. Un mort et quelques blessés sont le résultat du bombardement.

- 24 octobre 1935 : La police, sous la conduite du Colonel étasunien Francis E. Riggs assassine quatre nationalistes dans les environs de l’Université de Porto Rico et blesse gravement un cinquième. Ce fait est connu dans l’histoire comme « Le Massacre de Rio Piedras ».

- 23 février 1936 : Deux nationalistes sont assassinés dans la caserne de la Police de Rio Piedras, après avoir été arrêtés pour l’assassinat du Colonel de police Francis E. Riggs. Les Nationalistes assassinés étaient Elías Beauchamp et Hiram Rosado.

- 21 mars 1937 : Tandis que les Nationalistes se préparaient à commencer une marche dans la ville de Ponce, la police ouvre le feu contre les manifestants, causant la mort de 20 Nationalistes et entre 150 à 200 blessés. Ce fait est connu dans l’histoire comme « Le Massacre de Ponce ».

- 31 octobre 1950 : sont capturés à Utuado deux combattants Nationalistes de la Révolution de Jayuya. Alors qu’ils étaient transférés vers une prison ils sont été fusillés en pleine rue.

- 19 avril 1967 : Incendie du local de la Mission du M.P.I. (Mouvement Pro -Indépendance) Medina Ramirez dans le Quartier Ouvrier,à Santurce.

- 27 septembre 1967 : La police assassine le chauffeur de taxi Adrián Rodríguez Fernández, après que l’A.U.P.E. (Association Universitaire Pro Estadidad) ait provoqué des troubles avec des étudiants et membres de la F.U.P.I. (fédération Universitaire Pro-Independencia) dans les environs de l’Université de Porto Rico.

- 24 mars 1968 : mort au Viêt-Nam du dirigeant de la Fédération Universitaire Pro Independence Un (F.U.P.I). José Rafael "Fefel" Varona, victime des blessures occasionnées par l’aviation Nord-américaine le 18 avril 1967.

- 7 janvier 1969 : Une bombe est mise dans la voiture du Secrétaire général du M.P.I. Lcdo. Juan Mari-Brás, qui se trouvait garée en face de sa maison. L’engin a été désamorcé.

- 31 mai 1969 : Des inconnus envoient par la poste des explosifs anti-personnels aux bureaux du M.P.I. (Mouvement Pro-Independencia), situés à Río Piedras, San Juan.

- 7 novembre 1969 : Une bande anexioniste, dirigée par le Sénateur Juan A. Palerm d’Arecibo, essaie d’assaillir les bureaux centraux du M.P.I. et la rédaction de Claridad dans l’avenue Ponce De León au 112, causant des dommages au bâtiment en essayant de l’incendier. Le peintre Fran Cervoni, Carlos Padilla et le Professeur Juan Santiago Cordero, ont été blessés par balle. Ont été blessés par des coups de matraques, Américo Angleró, Carlos Gallisá y Roame Torres.

- 23 février 1970 : Ils brûlent les bureaux administratifs et la rédaction de Claridad placée avenue Piñeiro, au 1582, à Puerto Nuevo.

- 4 mars 1970 : La police assassine l’étudiante Antonia Martínez Lagares alors qu’elle se trouvait sur le balcon de son appartement observant les affrontements entre la police et les étudiants. Le policier Marcos A. Ramos est accusé du crime précité et est acquitté lors d’un jugement ultérieur. Lors des sessions de la Commission du Juridique du Sénat, en 1991, on a entendu le témoignage de la police qui indique avoir accusé faussement cet agent avec l’intention de cacher le vrai assassin.

- 17 mars 1970 : Incendie du local du M.P.I. (Mouvement Pro Independencia) dans la ville de Ponce.

- 5 avril 1970 : on lance un cocktail molotov sur le véhicule utilisé pour la distribution de Claridad, qui se trouvait garé en face de la résidence de l’administrateur du journal précédemment cité, Domingo Vega Figueroa.

- 8 avril 1970 : Incendie de la Pharmacie Domus à Hato rey, dont le propriétaire est le leader indépendantiste connu Dr. José Milton Soltero.

- 17 juillet 1970 : on attente à la vie du Secrétaire général de la Ligue Socialiste, Juan Antonio Corretjer, avec une voiture en marche.

- 28 septembre 1970 : deux bombes type cocktails Molotov sont lancées contre la Librairie Puerto Rico de la société Claridad, située dans la rue Humacao à Río Piedras.

- 16 octobre 1970 : on découvre des explosifs, placés dans un local du M.P.I. dans la ville de Mayagüez.

- 16 novembre 1970 : explose un engin dans le local de la Mission Betances du M.P.I. dans la ville de Mayagüez.

-12 mars 1971 : La police pille et brûle la résidence de Doctora. Ana Livia Cordero dans le Quartier Tortuguero et brûle des véhicules appartenant aux indépendantistes.

- 12 mars 1971 : Des inconnus essaient d’incendier la résidence du leader indépendantiste Lcdo. Noel Colón Martínez, située dans la rue Harvard de University Gardens.

- 14 mars 1971 :Desbandeslancent des bombes incendiaires (cocktails Molotov) contre la librairie La Tertulia, située dans la rue Borinquén de Santa Rita à Río Piedras. La propriétaire est une indépendantiste connue.

- 31 mars 1971 : une bombe incendiaire est lancée contre le local du M.P.I. dans la ville de Bayamón.

- 24 avril 1971 : Des bandes brisent les vitres du commerce de bicycletes, propiété du dirigeant indépendantiste Genaro Brignoni, dans la ville de Bayamón.

- 30 avril 1971 : une bombe incendiaire est lancée contre la voiture de l’indépendantiste Raúl Grillasca Domenech causant la destruction totale du véhicule.

- 1° juin 1971 : Des bombes incendiaires sont lancées contre les résidences de Ramón Amilcar Lafontaine et de Damaris Martínez, deux militants Indépendantistes, très actifs dans la lutte contre l’exploitation minière.

- 24 juin 1971  : une bombe incendiaire est lancée contre le véhicule utilisé par une Brigade de M.P.I. dans la lutte contre l’exploitation minière.

- 22 julio 1971 : coups de feu contre un local de M.P.I. dans la ville Vega Alta .

- 23 juillet 1971 : coups de feu sur la voiture de Heriberto del Valle membre de la Mission du 4 mars du M.P.I. à Barceloneta.

- 5 août 1971 : coups de feu sur les vitrines du local des Magasins Otero de Manatí. Ses propriétaires s’identifiaient au P.I.P. (parti Indépendantiste Portoricain). Deux heures plus tard on tire sur le bus du militant indépendantiste Francisco Archilla.

- 28 août 1971 : coups de feu contre la résidence du leader du M.P.I à Carolina, Ramón Berberena, mettant en danger la vie d’un enfant de deux ans qui dormait dans la chambre qu’ont touché les balles.

- 24 septembre 1971 : attaque avec une bombe, pour la deuxième fois, la Distillerie Movar, dont le propriétaire est Carlos Varona, frère du martyr de la F.U.P.I., José (Fefel) Varona.

- 31 octobre 1971 : incendie de la voiture de Rafael López Conde, militant du M.P.I. dans la ville de Caguas.

- 12 novembre 1971 : tentative de séquestration ou d’atteinte à la vie du Président du Parti Indépendantiste Portoricain, Rubén Berríos Martínez tandis qu’il se dirigeait en direction de Caguas. Il a été visé par des armes à feu depuis une voiture en marche.

- 13 novembre 1971 : coups de feu sur le Bureau du Comité Central du Parti Indépendantiste Portoricain. L’exilé cubain Luis Fathel Catasú et son bus de couleur bleue, immatriculé 35Y906, a été identifié par des témoins dans la zone d’où ont été tirés les coups de feu. L’affaire s’est jouée lors d’ une audience préliminaire par le juge León Zayas. Son avocat, l’exilé Carlos López Lay a obtenu une réduction de caution et il a été remis en liberté. Ensuite l’affaire a été enterrée au tribunal. C’est le premier incident où la participation d’un exilé cubain.

- 23 janvier 1972 : L’organisation de droite « Action Progressiste » attaque par jets de pierres le commerce de Pedros Matos Matos, un indépendantiste connu du village d’Utuado, combattant contre l’exploitation minière.

- 6 février 1972 : Une plaque de Ramón Emeterio Betances, placée par des étudiants et des professeurs à la faculté d’Études sociales de l’Université de Porto Rico est vandalisée.

- 26 février 1972 : Ils incendient et vandalisent un local du P.S.P. dans la ville de Hoboken, New Jersey.

- 10 mars 1972 : Une bombe explose dans la Pharmacie Peoples Drug, placée dans l’avenue De Diego à Santurce, propriété des époux Néstor Nazario et Providencia Trabal. Les propriétaires avaient reçu des menaces de personnes qui s’identifiaient comme membres de "La Bande" et "d’Action Pogresista."

- 10 mars 1972 : Une bombe explose dans la Pharmacie Tito, située dans le Centre commercial Crusol de l’avenue Betances à Bayamón. Son propriétaire Mr Erasto Zayas Colón, a déclaré à la presse que cette bombe "est une carte de félicitation pour le bien que nous avons apportés par la lutte pour Porto Rico."

- 18 mai 1972 : Une bombe détruit partiellement le bureau d’administration de Claridad, situé à Villa Capri, tandis qu’une seconde, sans éclater, est trouvée dans l’entrée principale de l’édifice.

- 30 mai 1972 : Incendie du local d’Union Boilermakers. L’attentat en question a été dénoncé par Pedro Grant, coordonnateur du M.O.U. et secrétaire trésorier de la Boilermakers.

- 1 ° juin 1972 : attentat contre la vie du militant du P.S.P. Robinson Torres à Santa Isabel. Deux hommes masqués l’agressent et il est blessé à un bras, dans la lutte il réussit à prendre le masque de l’un des deux, l’identifiant comme José Luis Cintrón, militant du P.N.P. Nouveau parti Progressiste).

- 13 juin 1972 : une bombe explose dans l’Étude de Norman Pietri, dirigeant connu du P.I.P. La bombe placée était du type "niple."

- 13 juin 1972 : Une bombe explose dans le commerce de Carlos Varona, frère du martyr Rafael (Fefel) Varona. L’affaire de vente de liqueurs était placée dans l’Urb Country Club de Río Piedras. La bombe était du type "niple".

- 16 juin 1972 : Incendie à Manati des magasins de la compagnie M.Otero, où se trouvaient des kiosques appartenant au P.I.P. Dans un appel anonyme ils ont dit. "Les prochains que nous allons prendre pour leur mettre le feu vont être vous, en commençant par les magasins et en finissant par les maisons".

- 4 juillet 1972 : Une bombe est mise dans un local du P.S.P de l’avenue. Américo Miranda à Puerto Nuevo, occasionnant de graves dommages.

- 13 décembre 1972 : Impresora Nacional Inc., l’entreprise qui publie Claridad, part en fumée

- 22 janvier 1973 : Une bombe est mise dans la marquise de la maison du Cubain Alberto Rodríguez Moya qui appartenait au groupe qui plaidait pour le rapprochement avec une opposition interne en Cuba. Les flammes consument deux voitures. Rodríguez était membre du groupe à la tête duquel se trouvait l’ex-capitaine de l’armée rebelle Luciano Nieves, qui serait assassiné à Miami le 21 février 1975 par le groupe « Les Pragmatistas »

- 5 février 1973 : Le Comité du Parti Socialiste Portoricain dans l’Urb country est visé par des tirs d’inconnus au milieu de la nuit. On retrouve de la chevrotine à l’endroit des faits.

- 5 mars 1973 : Le Monument construit en mémoire de l’étudiante Antonia Martínez Lagares au sein de l’ Université de Porto Rico est détruit au petit matin.

- 11 mars 1973 : Une bombe puissante détruit presque tout le quatrième étage de la faculté d’Études sociales de l’Université de Porto Rico, où se trouvaient les bureaux des professeurs de la faculté précitée. C’est la première bombe de forte puissance qui est placée dans le pays et cela marque une escalade du terrorisme de droite. C’est le premier attentat où intervient publiquement le F.B.I. dans une investigation sur le terrorisme de droite. Les résultats de l’enquête précitée n’ont jamais été connus.

- 24 juin 1973 : on porte atteinte à la vie des dirigeants socialistes (P.S.P)., Miguel Cabrera Figueroa, Angel Luis Gandía et Edwin Reyes. Cabrera, membre du Parti Socialiste Portoricain a été blessé à un bras, provoquant une grave hémorragie.

- 7 juillet 1973 : coups de feu sur le président de la F.U.P.I. (Fédération les Étudiants Pro Independencia) José « Papo" Rafael Coss, dans le quartier Villa Verde de Guaynabo.

- 16 juillet 1973 : tentative d’incendie contre le comité du P.S.P. de l’Urb. country Club. Dans une autre occasion des coups de feu avaient été tirés contre les murs du Comité.

- 21 juillet 1973 : Le policier Pedro Luis Torres tue dans le dos le militant indépendantiste Angel Manuel "Manolín" Guzmán dans le de Barranquitas.

- 24 juillet 1973 : une bombe est mise dans le Martin Luther King Center de New York, préalable à la commémoration de l’Assaut la Caserne Moncada et où a parlé le Secrétaire général du P.S.P. Lic. Juan Mari-Brás. Une dénommée Armée Cubaine Secrète se dit responsable.

- 25 juillet 1973 : une bombe est mise dans le bureau du Comité Central du Parti Socialiste Portoricain, situé dans le village de Río Piedras coïncidant avec la commémoration de l’Anniversaire de l’Assaut la Caserne Moncada. Une dénommée Armée Cubaine Secrète se dit responsable.

- 18 aout 1973 : des hommes masqués pénètrent dans la résidence de Luzmila Rivera Burgos, leader indépendantiste et avocat de l’Union nationale des travailleurs et la molestent brutalement.

- 16 septembre 1973 : Une bombe puissante explose dans le parking du stade Roberto Clemente tandis que s’achevait un match de basket entre les équipes de Cuba et du Venezuela. Plusieurs véhicules de supporters ont été détruits.

- 18 octobre 1973 : Incendie de l’entreprise Impresora Nacional, située dans dans le quartier Julio N. Matos, imprimerie où est imprimé le Journal Claridad, organe du P.S.P. C’est la deuxième occasion, en moins d’un an que ces installations sont incendiées.

- janvier 1974 : coups de feu sur le consulat Argentin, après que soit annoncée une vente possible de voitures Ford et Chevy à Cuba. Ils touchent des murs du consulat et perforent l’écusson national.

- 8 février 1974 : Un policier "caché" tire contre le dirigeant estudiantin Raúl Mari Pesquera, fils du Secrétaire général du P.S.P., Juan Mari Bras.

- 24 février 1974 : Une bombe puissante est désamorcée à la fin du II Festival du Cinéma Latino-américain, qui avait lieu dans les locaux du Barreau du Porto Rico, entre le 2 février et le 24 février. Si elle avait explosé elle aurait été plus destructive que l’autre placée aussi dans les locaux du Barreau le 14 janvier 1980. Selon la police la bombe consistait en "un bracelet montre, des câbles électriques, une batterie et une substance à haut pouvoir explosif".

- 16 mars 1974 : Des tirs sur l’Impresora Nacional et le journal Claridad, pendant la même nuit, causant 5 blessés, dont un grave. Un des assaillants est blessé, l’ex-vétéran de la Guerre du Viêt-Nam, José Felipe "Aipe" Díaz Olmo.

- 21 mars 1974 : une bombe puissante est désamorcée dans l’étude d’avocat mayagüezanien, Lcdo. Enrique Vázquez Báez, militant du P.S.P. La police a indiqué que c’était un "projectile de fabrication militaire".

- 22 avril 1974 : une puissante une bombe est détonée dans le Consulat Argentin situé dans le quartier. Garden Hills, causant de grands dommages. L’Argentine était à la tête parmi les pays de l’Amérique Latine du mouvement favorable au commerce et à rétablir des relations diplomatiques avec Cuba. C’est la deuxième bombe de forte puissance placée par la droite, et à cette occasion elle pointe clairement des groupes d’exilés cubains. Un communiqué envoyé à U.P.I. déclare que l’Armée Latino-américaine Anticommuniste assume la responsabilité parce que "Trahir Cuba est trahir l’Amérique. Guerre au Communisme. Mort à Perón. Vive l’Argentine."

- 15 mai 1974 : Le Groupe Pragmatista, issu du Mouvement Nationaliste Cubain du New Jersey et responsable en même temps de l’assassinat à Miami de Luciano Nieves, est contacté par les propriétaires des Almacenes Delta, pour qu’ils l’incendient et les propriétaires touchent à leur tour l’assurance. Ce sera le premier cas documenté de conspiration entre la droite cubaine, la police et les entrepreneurs cubains.

- 12 juillet 1974 : Une bombe puissante détruit des bureaux de la Revue Avance. Des officiers de la police signalent qu’elle est semblable aux bombes placées dans le Consulat Argentin, le Barreau et la faculté d’Études sociales. La revue Avance se caractérisait par sa ligne pluraliste, quelque chose de nouveau dans le journalisme portoricain et des semaines avant avait reproduit l’entretien de Lourdes Casal, une Cubaine résidante à New York et un membre du conseil de la direction de la revue récemment publiée Areyto.

- 26 juillet 1974 : Une bombe puissante explose chez le Consul Péruvien à Porto Rico, M. Bolívar Patiño, en causant de grandes pertes. Le consul accuse directement l’exil cubain de Porto Rico, comme les responsables de l’attentat précité. La quatrième bombe à forte puissance placée par la droite.

- 6 août 1974 : Une bombe contre le Consulat Vénézuélien tôt le matin. La troisième bombe contre un Consulat à Porto Rico. C’est la deuxième occasion où publiquement le FBI annonce son intervention dans l’investigation, sans que les résultats ne soient connus. Par la nature de l’objectif, il pointe des groupes d’exilés cubains

- 7 août 1974 : Bombe contre un journal régional El Pueblo, dont la ligne éditoriale s’oppose à l’exploitation minière dans l’Utuado.

- 8 octobre 1974 : Une bombe puissante détruit le Théâtre Modelo de Río Piedras et le Théâtre le Modelo de Mayagüez après avoir fait de la publicité sur une projection d’un festival de films cubains. Les organisateurs du festival ont accusé des Cubains exilés comme auteurs. C’est la sixième bombe de à forte, qui pointe les exilés cubains, comme principaux suspects.

- 9 octobre 1974 : Une bombe est placée dans des bureaux de Mejicana d’Aviacion par cette ligne aérienne on va à Cuba.

- 24 décembre 1974 : Une grenade est lancée contre l’escalier d’entrée du Croiseur Máximo Gorky, qui faisait escale à San Juan pour la première fois. Un Marin a été légèrement blessé. 24 diciembre

- 3 janvier 1975 : Une bombe est à l’Union Boilermakers et à l’Union Nacional. Un appel anonyme à U.P.I rend responsable le Front Cubain de Libération Nationale. Ensuite un communiqué écrit au nom des Commandos Anticommunistes dément le F.C.L.N comme auteur et s’attribue l’attentat. Le logo du communiqué contient "2 rifles rouges croisées avec une bombe au centre et des flambeaux des deux côtés". Dans le communiqué ils indiquent que "Le moment pour les communistes est arrivé et que ces traîtres vendus à Fidel Castro paieront très cher".

- 11 janvier 1975 : Une bombe puissante explose tandis que se tenait une cérémonie convoquée par le P.S.P. pour commémorer la naissance d’Eugenio Marie de Hostos sur la Place de la ville de Mayagüez. Deux (2) morts et 12 blessés est le résultat de cet attentat terroriste. C’est la première fois dans l’histoire du pays, qu’arrive un fait avec ces caractéristiques. Le P.S.P. accuse publiquement des éléments de l’exil cubain et de la droite du P.N.P. d’être les responsables de ces assassinats. Les ouvriers Eddie Román Torres et Angel Luis Charbonier, perdent la vie.

- 21 février 1975 : une bombe puissante est désamorcée sur la ligne aérienne Colombienne Avianca. C’est la première bombe dont les photos sont publiées dans les journaux, elle est de fabrication militaire. La bombe est dans un conditionnement en carton noir, de type boîte pour garder une bouteille de Whisky, avec sa mèche et le détonateur. De dehors on lit "TNT-One Pound-Dangerous ». C’est une bombe de propriété militaire.

- 9 avril 1975 : tentative d’assassinat de l’administrateur de Claridad, Domingo Vega Figueroa, quand une bombe est découverte, placée dans l’auto garée dans la marquise de sa résidence. L’engin a été découvert par les petits-fils de Vega Figueroa quand ils se disposaient monter dedans. La nuit précédente des coups de feu ont été tirés sur sa maison.

- 1 ° mai 1975 : Deuxième attentat à la Librairie La Tertulia. Une bombe a été lancée depuis une voiture en marche. La propriétaire, Carmen Rivera Izcoa, est une militante indépendantiste.

- 9 septembre 1975 : une bombe explose dans une institution préscolaire, Centro Infantil para la Mujer y en Hombre Nuevo. Les locaux en question appartenaient au P.S.P. Le jour précédent avait pris fin à l’Havane, à Cuba, la Journée de la Solidarité avec Porto Rico. Un engin de type militaire a été utilisé, selon la police.

- 9 janvier 1976 : coups de sur le commerce du leader du P.S.P. à Ponce, Delfin Ramos.

- 24 mars 1976 : assassinat du jeune indépendantiste Santiago "Chagui" Mari Pesquera, fils du Secrétaire général du P.S.P. (parti Socialiste Portoricain) et candidat au Gouvernement du Porto Rico, Juan Mari Brás. Henry Walter Coira Story âgé de 23 ans, ami et voisin de "Chagui", est arrêté et accusé pour ce crime. Après un changement dans son statut de non passible de poursuites à passible de poursuites, il est condamné à une peine de 25 ans. Il fera 10 ans et s’en ira à vivre Miami. La procureur Crisanta Rodríguez a déclaré dans un rapport de 1984, qu’Henry Coira n’a pas pu avoir agi seul dans ce crime.

- 18 septembre 1976 : Ils séquestrent, assassinent et font disparaître le corps du leader Nacionalista Lcdo. Julio Pinto Gandía. Pinto Gandía avait été avec Albizú dans le jugement de 1935 et présent dans le Massacre de Ponce. Selon Rafael Cancel Miranda, Pinto Gandía a planifié et coordonné l’attaque au Congrès des États-Unis, à laquelle ont participé, Rafael Cancel Miranda, Irving Flores, Andrés Figueroa Cordero et Lolita Lebrón.

- 3 octobre 1976 : un engin explosif est lancé sur le parking de Canal 11 à Pueta de Tierra, tandis que le P.S.P. projetait le film Cubain "La Nouvelle École", dans le cadre de sa campagne Électorale.

- 30 octobre 1977 : Des escadrons de la Mort, liés au groupe de l’ex-colonel Alejo Maldonado, séquestrent, torturent et assassinent le leader syndical Juan Rafael Caballero.

- 29 décembre 1977 : Une bombe est mise au Consulat du Vénézuéla alors que se tenait au Venezuela le procés contre Orlando Bosch, Luis Posada Carriles, Hernán Ricardo et Freddy Lugo pour la destruction en plein vol de l’avion de Cubana de Aviacion. Dans un document déclassé du F.B.I. le membre du C.O.R.U (Coordinatrice d’Organisations Révolutionnaires Unies), Osvaldo Bencomo Robaina, est signalé comme l’un des participants dans cet attentat terroriste.

- 12 janvier 1978 : une bombe est mise dans des bureaux du Président de l’époque du P.S.P. Lic. Carlos Gallisá.

- 28 février 1978 : coups de feu sur un véhicule de José Laboy, leader du P.S.P. à Humacao.

- 28 février 1978 : Une bombe explose à la résidence du Secrétaire général du P.S.P. Lcdo. Juan Mari Bras, dans le quartier University Gardens.

- 3 mars 1978 : Une bombe dans une agence de voyages Girasol, qui organisait des excursions en Cuba dès 1970.

- 5 mai 1978 : Trois engins explosifs ont provoqué un incendie dans les bureaux de l’organisation Action Démocratique (American for Democratic Action), dirigé par Franklin Delano López, très proche de l’administration du Président Carter. Un groupe auto - proclamé Comité Patriotique Anti-Anexionista a revendiqué l’attentat en question. Bien qu’il s’agirait d’ une action faite par l’indépendantisme, l’investigation menée par la police est parvenue à identifier des éléments de l’exil cubain et de la droite portoricaine comme les acteurs de l’attentat précité. Les pertes ont été estimées à environ $ 50,000 et 40 % de l’édifice a été détruit. Curieusement le sénateur Nicolás Nogueras accuse le Parti de droite d’être les auteurs de cet attentat.

- 4 juillet 1978 : Un groupe prétendu indépendantiste, les Commandos Révolutionnaires Armés, prend d’assaut d’ une caserne de police de l’Université de Porto Rico, volant 7 radios portatives. Dans les enquêtes sur les assassinats à Cerro Maravilla, on a découvert que le groupe précité était dirigé et sous l’influence de l’agent du renseignement de la Police du Porto Rico, Alejandro González Malavé.

- 8 juillet 1978 : Tirs sur des bureaux du Comité Central du P.S.P. à Río Piedras, au petit matin.

- 8 juillet 1978 : coups de feu sur la résidence de l’ex-épouse et des enfants du sous-secrétaire général du P.S.P. Carlos Gallisa. Neuf coups de feu ont été tirés contre la voiture garée dans la marquise de la maison

- 15 juillet 1978 : coups de feu sur la maison de l’ex-gouvernant Luis Muñoz Marín. Une Volkswagen rouge avec trois occupants a tiré des coups de feu de fusil contre un poste de gendarmerie, placé à l’entrée de sa résidence vers 10 :35 p.m. Un groupe indépendantiste auto dénommé Front Armé Anti-impérialiste a revendiqué l’attentat précité. Dans les investigations sur les assassinats de Cerro Maravilla, on a déterminé que ce groupe était le même qui a attaqué le poste de gendarmerie de l’U.P.R. et qui était dirigé et sous l’influence de l’Agent d’Intelligence, Alejandro González Malavé.

- 20 juillet 1978 : une bombe est mise , sans exploser, à la Poste de Ciales. Selon la police on a vu dans le coin une Volkswagen rouge semblable à celle qui a attaqué à la résidence de l’ex-gouverneur Luis Muñoz Marín. Comme il a été connu ensuite que c’était l’un de différents des groupes clandestins contrôlés ou influencés par des Agents secrets de la Division d’Intelligence de la Police du Porto Rico.

- 25 juillet 1978 : assassinat de deux jeunes indépendantistes par des membres de la Division d’Intelligence de la Police du Porto Rico à Cerro Maravilla. Les jeunes hommes Arnaldo Darío Rosado et Pedro Soto Arriví ont été pris au piège par un agent d’Intelligence, qui les a emmenés à l’endroit des faits avec le plan de faire sauter quelques antennes de transmission.

- 6 août 1978 : Bombe dans les environs de l’Université du Porto Rico lors d’une représentation du Ballet National de la Cuba dans le théâtre de l’U.P.R. Le Commando Pedro Luis Boitel s’attribue l’attentat.

- 7 octobre 1978 : Bombe dans l’agence Viajes Girasol. Une organisation d’exilés dénommée Groupement Abdalá a mené une campagne publique contre les voyages à Cuba. Un membre de l’organisation précitée, René Fernández del valle, sera arrêté, aux côtés du lieutenant de la marine des États-Unis, Alex de la Cerda, en janvier 1980 pour la pose d’une bombe au Barreau le 14 janvier.

- 7 octobre 1978 : Bombe dans les locaux de l’entreprise appartenant à un cubain Publish Record, Alberto Martínez Arizala, qui envisageait la projection du film sur le Cabaret Tropicana à la Télévision. M. Martínez a donné une conférence de presse le 13 octobre et a accusé directement l’hebdomadaire de l’exil cubain « La Cronica » pour "avoir incité et exhorté à la violence et au terrorisme contre lui". C’est la même publication qui a attaqué les biens de Carlos Muñiz dans Viajes Varadero, en préalable à son assassinat.

- 4 janvier 1979 : Bombe dans l’agence Viajes Varadero. L’agence en question organise des voyages de Cubains à Cuba depuis le 21 décembre 1978. Ce jour partait en direction de la Cuba, le Deuxième groupe de Cubains qui rendaient visite à leurs parents.

- 17 mars 1979 : Ils incendient des bureaux du P.S.P. et le cabinet du Dr. Carlos Finch dans la ville de Ponce.

- 28 avril 1979 : Ils assassinent Carlos Muñiz Varela, président de Viajes Varadero. Un appel est lancé depuis la station d’émission de Miami où une personne lit un communiqué au nom du Commando Zero, revendiquant le crime précité.

- 13 juin 1979 : Des inconnus tirent sur plusieurs résidences des militants du P.S.P. dans la même nuit.

- 26 juillet 1979 : une bombe puissante est trouvée et désamorcée dans l’agence Viajes Varadero.

- 10 septembre 1979 : incendie pour la deuxième fois le commerce "La Estrella" à Utuado. Son propriétaire Francisco Lafontaine est leader du P.S.P. dans cette ville.

- 10 octobre 1979 : coups de feu sur la porte en verre du Barreau, le Président du Collège, Lcdo. Angel Tapia Flores, accuse l’ « extrême droite " pour essayer de faire taire l’institution précitée.

- 11 novembre 1979 : assassinat dans la prison de Tallahasse le militant indépendantiste, qui a combattu pour le départ des Forces navales étasuniennes des iles de Vieques y Culebra, Ángel Rodríguez Cristóbal.

- 14 janvier 1980 : explosion d’une bombe au Barreau. Sont arrêtés dans des jours qui suivent, le lieutenant de la Marine et responsable des relations publiques, le lieutenant Alex de la Zerda, le militant cubalin d’Abdala, René Fernández del Valle et l’armurier Roberto López González. C’est le troisième incident où opère publiquement le F.B.I. Ils ont été techniquement accusés mais jugés innocents par un juge fédéral. Leur avocat fut l’ex-Secrétaire à la Justice, sous l’administration Anexionista de Luis À Ferré, Blas C Herrero. L’organisation qui s’est attribué l’attentat en question s’est identifiée comme "L’alliance Anticommuniste".

- 19 janvier 1980 : une troisième bombe explose en moins d’un an à l’agence Viajes Varadero. L’Organisation Oméga 7 a revendiqué l’attentat précité. Ce sera la quatrième fois que publiquement le F.B.I. assumera juridiction sur un attentat terroriste de droite. Des documents déclassés du F.B.I., indiquent que le Laboratoire à Washington AP. JC. a nié la preuve et que le Procureur Fédéral de Porto Rico, Daniel López Romo a décidé de ne pas retenir les accusations contre le suspect.

- 20 janvier 1980 : Les bureaux de l’Association Nationale de Fonctionnaires (ANEP) et de l’ Union Indépendante de Travailleurs (UITA) sont vandalisés.

- 25 janvier 1980 : une bombe est mise dans un avion de Vieques Air-Link, qui serait piloté par Raúl Marí Pesquera, fils aîné du Secrétaire général du P.S.P. Le F.B.I. désamorce la bombe précitée.

- 6 février 1980 : Ils assassinent Adolfina Villanueva Osorio et blessent son époux quand la police essayait de les expulser de leur résidence, placée à Mediana Alta, Municipalité de Loíza.

- 29 juin 1980 : Des inconnus tirent sur les bureaux du journal Claridad situés avenue Ponce de Léon numéro1866 à Santurce.

- 11 août 1980 : est assassiné José Juan Adorno Maldonado qui était considéré dans des cercles policiers comme suspect d’avoir participé dans l’attaque commando contre un bus de marins étasuniens de la base d’espionnage électronique de Sabana Seca.

- 11 septembre 1980 : est assassiné Jorge Zayas Candal que la police signalait également comme suspect d’avoir participé à l’attaque des marins de Sabana Seca.

- 11 septembre 1980 : On tire sur un leader ouvrier et un avocat syndical au village de Cidra. Renán Soto et Pedro Baigés Chapel ont été visés après avoir quitté le tribunal de Cidra et tandis qu’ils essayaient de réparer une panne de leur voiture, des inconnus ont tiré sur eux. Un appel anonyme par téléphone disait "La prochaine fois nous n’échouerons pas".

- Septembre 1980 : Bombe dans un véhicule de l’agence de publicité appartenant au Cubain Emilio Guedes, de Guedes Films.

- 30 octobre 1981 : coups de feu sur l’Étude d’Avocats Cristia, Torres et Velaz tôt le matin. Les avocats précités défendaient les leaders estudiantins de la grève Universitaire qui avait lieu à cette époque.

- 19 novembre 1984 : Le candidat la Mairie de Trujillo Alto pour le Parti Indépendantiste Portoricain aux élections du 4 novembre de cette année, Manuel de Jésus Cortés, est assassiné dans des circonstances étranges. Dans l’instruction du cas Cerro Maravilla, sur la partie secrète, on a découvert que dans une maison clandestine de la Police du Porto Rico se trouvait un dossier de Jésus Cortés et des photos aériennes de sa résidence.

- 24 juillet 1986 : Le jeune Orlando Canales Azpietia est séquestré, assassiné et son cadavre n’a jamais été trouvé. Canales était membre de la Brigade Antonio Maceo, celle à laquelle avait appartenu Carlos Muñiz Varela. Au jour suivant des faits, le 25 Juillet, Canales se disposait à se rendre à Cuba. Au moment de sa mort il travaillait pour le Wang Corp.

- 23 septembre 2005 : Le F.B.I. assassine le Commandant de l’Armée Populaire Boricua - les Coupeurs de canne à sucre- Filiberto Ojeda Rios, dans le quartier le Plan Bonito de la Municipalité de Hormigueroos.

Sources d’information : l’hebdomadaire Claridad, El Mundo Periodico El Nuevo Dia Informe intitulé "la Lutte pour l’Indépendance du Porto Rico : chronologie de la Répression 1961-1980.".

Remerciements : Aux étudiants et au personnel de la Collection Portoricaine par leur aide précieuse dans cette enquête. Aux Lcdo. Alejandro Torres Rivera et Lcdo. Edgardo Pérez Viera pour leurs conseils précieux. À Erasto Zayas pour les corrections. A Domingo Vega Figueroa (EPD) et Ricardo Fraga par leurs importants travaux ce sujet.

Qui est Raúl Alzaga la Manresa ?

Compagnon de Carlos Muñiz Varela depuis la fin de 1973 jusqu’au jour de son assassinat le 28 avril 1979.

Á côté d’autres compagnons, ils contribuèrent à fonder depuis Porto Rico la Revue Areito (1974) et La Brigada

Antonio Maceo (1977).

En janvier 1979 il a rejoint le projet politique - économique Viajes Varadero. Une agence de voyages est créée pour organiser les voyages des Cubains résidants à Porto Rico vers Cuba. Depuis la mort de Carlos Muñiz, il a coordonné á côté de Ricardo Fraga, Alejandro Torres y Fernado Olivero les efforts pour éclairer et exiger une justice de ce crime.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par  : Estelle et Carlos Debiasi.

El Correo. Puerto Rico, le 2 décembre 2008.

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