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28 décembre 2002

Lula se porte au secours du Venezuela

 

Par François Casteran
Agence France-Presse, Rio de Janeiro

Le président élu du Brésil Luiz Inacio Lula da Silva a fait jeudi - alors qu’il n’a pas encore pris ses fonctions - une entrée remarquée sur la scène internationale en autorisant l’envoi d’un chargement d’essence au Venezuela pour aider son ami, le président Hugo Chavez.

Pour le président élu qui souhaite « une solution la plus démocratique possible » pour la crise dans le pays voisin, cette aide est « normale ».

Il répondait ainsi aux critiques de l’opposition vénézuélienne qui estime que la décision de Lula est une violation de la souveraineté nationale du Venezuela.

« Je ne sais pas pourquoi l’opposition (vénézuélienne) se plaint. Nous voulons que le Venezuela règle ses problèmes de la façon la plus démocratique possible », a déclaré jeudi Lula.

Le Venezuela est paralysé depuis 25 jours par une grève générale organisée par l’opposition. Celle-ci exige la démission de M. Chavez ou l’organisation de nouvelles élections.

L’aide brésilienne - une cargaison de 520 000 barils d’essence qui devrait arriver à destination au cours du week-end - avait été demandée par Hugo Chavez à un émissaire de Lula, Marco Aurelio Garcia qui s’était rendu à Caracas la semaine dernière pour étudier les mesures que le Brésil pourrait prendre pour aider le pays à surmonter la crise.

La demande vénézuélienne avait été transmise au président brésilien sortant Fernando Henrique Cardoso qui a demandé à la compagnie nationale Petrobras de gérer cette requête.

Pour Lula - qui a eu sur cette question l’aval explicite du président Cardoso - l’aide brésilienne est « un acte de solidarité envers le peuple vénézuélien qui ne peut pas payer le prix de la crise politique ».

De plus, Lula estime que le Venezuela est un partenaire extrêmement important pour le Brésil et a relevé que sans une entente entre opposition et gouvernement une élection ne suffirait pas à résoudre la crise.

Dès l’annonce d’un envoi de carburant brésilien, l’opposition vénézuélienne a tenté de faire pression sur Brasilia en soulignant que le Brésil se devait d’être impartial face à la crise.

Des dirigeants de l’opposition ont rencontré l’ambassadeur du Brésil à Caracas, Ruy Nogueira, pour lui remettre une lettre demandant au président Cardoso « de ne prendre aucune décision jusqu’au 31 décembre », date de la fin de son mandat, qui puisse compromettre l’impartialité du gouvernement brésilien face à la crise vénézuélienne.

L’opposition demande que le Brésil n’envoie pas de pétroliers « destinés à rompre la résistance pacifique de la société civile vénézuélienne ».

Elle lance également un appel à Lula pour que, pendant le mandat de ce dernier, le Brésil « maintienne son attachement aux solutions institutionnelles promues à travers l’action internationale multilatérale ».

Selon l’opposition, l’initiative brésilienne est de nature à perturber la médiation du secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Cesar Gaviria, dans la crise vénézuélienne. (Et Washington dans tous ça ? NDLR de El Correo)

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