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31 janvier 2003

Levée de la grève dans les universités vénézuéliennes.

L’opposition défend la « liberté d’expression »

 

Agence France-Presse
Caracas

Les responsables des universités privées du Venezuela en grève depuis le 2 décembre se sont prononcés vendredi pour la réouverture des établissements, répondant à la demande « du groupe des pays amis » du Venezuela qui tente de trouver une issue pacifique à la crise.

« Nous répondons à leur demande de réactiver totalement les activités éducatives », a déclaré lors d’une conférence de presse José Ignacio Moreno, recteur de l’Université Metropolitaine, après une réunion avec les diplomates du « groupe d’amis ».

« Nous aurons dans les prochains jours des réunions avec la communauté universitaire et les conseils d’université pour mettre en oeuvre la reprise des activités », a-t-il ajouté.

Les diplomates du « groupe d’amis » (Brésil, États-Unis, Mexique, Chili, Espagne et Portugal) arrivés jeudi soir à Caracas ont fait de la reprise du travail dans le secteur éducatif l’une de leur priorité, avec la recherche d’une détente du climat de violence de la crise vénézuelienne.

La levée de la grève dans les universités privées s’inscrit dans un mouvement de reprise des activités dans le pays, alors que gouvernement et opposition ont entamé des négociations, sous médiation internationale, pour trouver un accord sur une solution électorale à la crise.

L’opposition défend la « liberté d’expression »

Bertrand Rosenthal
Agence France-Presse, Caracas

L’opposition a repris vendredi le chemin de la rue pour défendre « la liberté d’expression » des télévisions privées, au moment où la négociation internationale tente d’obtenir une déclaration de non-violence et de respect mutuel du gouvernement et de ses adversaires.

Plusieurs cortèges organisés à Caracas pour défendre les télévisions privées, dont trois font l’objet de l’ouverture d’une procédure administrative pour « propagande putschiste », devaient converger en fin d’après-midi vers l’hôtel choisi pour une session de négociation entre opposition et gouvernement, en présence des diplomates du « groupe de pays amis ».

La manifestation de l’opposition a été organisée pour la première fois depuis des semaines en coordination avec le ministère de l’Intérieur.

Les diplomates du groupe (Brésil, États-Unis, Mexique, Chili, Espagne, Portugal), arrivés jeudi, ont rencontré vendredi le président Hugo Chavez. Avant même de trouver un accord politique, le but premier de leur visite est de faire cesser la violence politique qui a fait près de 50 morts et des centaines de blessés depuis un an. « Il faut d’abord défaire le climat de violence, c’est essentiel pour ouvrir le chemin de la négociation », a affirmé jeudi César Gaviria, le secrétaire général de l’Organisation des États Américains, à la tête de la médiation internationale.

L’attitude des chaînes privées engagées dans le mouvement anti-Chavez et le bataille médiatique lancée par le président participent à l’atmosphère de confrontation.

Hugo Chavez a qualifié les quatre grandes chaînes privées de « cavaliers de l’apocalypse », alors que de nombreux journalistes se plaignent d’agression et d’intimidation.

Le deuxième objectif des « amis » vise à la reprise du travail dans le secteur éducatif et la garantie des approvisionnements alimentaires.

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