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13 février 2003

Les services, la chaleur et les épidémies en Argentine

Entreprises privées européennes soupçonnées

par C. M. Duré

 

Toutes les versions de cet article : [Español] [français]

Les températures élevées des derniers 15 jours ont contribué renforcer le lobby des entreprises européenes privées du service électrique et de l’eau potable pour que le gouvernement autorise par décret l’augmentation de tarifs.

La vague de chaleur et le lobby ont coïncidé sans préméditation apparente avec des coupures d’électricité et une pénurie d’eau dans tout le territoire national.
Incroyablement et presque sans exception les grands organes de presse ont publié qu’on n’avait pas enregistré de victimes à cause de « cette infortunée coïncidence, non moins aux urgences des hôpitaux de la Capital et de la côte atlantique ».

Toutefois à Tucuman un Titre « isolé » (mouches terribles) admet l’accroissement considérable de patients connaissant des diarrhées bactériennes.
En parcourant l’information du dernier mois réunie par SICLA, le lecteur vérifiera que les causes de cette maladie -et d’autres comme la gale- commencent non pas avec l’insecte qui les transporte mais dans la saleté qui s’accumule avec tant de coupures de services.

L’hôpital de Tucuman a montré dans son aspect dramatique, l’effondrement social quand tous les médias se sont acharnés avec une certaine morbidité sur les enfants atteint de malnutrition, dont 19 sont morts.

Mais après avoir dévoilé le plan de « secours » de Madame Hilda de Duhalde épouse du Président et le plan « remédier » du Ministre Ginés González García, le monde journalistique a été absorbé par deux sujets : l’augmentation des tarifs et les primaires du parti péroniste.

Le décret Duhalde -le Président- qui accorde une augmentation de tarifs jette par terre tout Plan de Secours ou Plan Remédier, parce qu’il rend encore plus inaccessible l’eau, la lumière et le gaz aux plus pauvres, ceux qui sont jetés dans des conglomérats sans infrastructure et sans hygiène.

La logique indique que, au-delà de tout remède d’urgence, seul l’accès aux services vitaux peut prévenir la répétition de cycles critiques d’épidémies à très court terme.

L’attitude du gouvernement met en évidence une politique schizophrène en accordant des concessions à ceux qui sont responsables de façon malintentionnée de la malnutrition et de l’hygiène environnementale.

En 2002, la ville de Quito en Équateur, a souffert du même processus d’augmentation de tarifs pour les prestations de services. Il y a eu plus de 2000 morts. Et on devrait se souvenir du foyer épidémique de choléra qui a causé 40 morts dans ce pays et un nombre considérablement plus important en Bolivie.


SICLA

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