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21 juin 2009

Les Etats-Unis reconnaissent leur aide à la répression du mouvement Mapuche au Chili.

 

Les étroits liens de collaboration entre des organismes de répression étasuniens et Chiliens sont publiés dans un nouveau rapport.

País Mapuche/Kaosenlared
Rebelión
. España, le 20 Juin 2009.

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Selon l’information diffusée par le quotidien La Tercera, média lié à l’extrême droite chilienne, le département d’état étasunien a publié un rapport le 30 avril dernier, sur "le terrorisme dans le monde" au cours de 2008, qui souligne que le service de renseignement des Etats-Unis « surveillé les activités de la Coordination Arauco Malleco (CAM)".

Dans le rapport est affirmé que l’organisation mapuche s’organiserait et qu’elle a démontré "une utilisation plus professionnelle des armes et de leurs tactiques".

Il est , en outre, précisé : "les agences américaines d’application de la loi qui travaillent au sein de l’ambassade, ont continué à surveiller la Coordination Arauco Malleco (CAM), un groupe indigène mapuche violent du sud du Chili qui a brûlé des champs et a attaqué la police pour les terres qu’il réclame comme siennes".

Il ferait aussi référence aux liens sur lesquels la police chilienne enquête entre les mapuches et d’autres peuples de l’Amérique latine et de l’Europe.

Dans ce sens, il reconnaîtrait, de surcroît, que le renseignement étasunien "maintient un contact régulier avec les institutions responsables de l’application de la loi au Chili, pour obtenir des informations sur la situation dans la zone du conflit et sur les activités de la Coordination Arauco Malleco".

A propos de l’Agence Nationale d’Intelligence (ANI), le rapport affirme qu’elle se comporte comme "comme un corps analytique, reportant la plupart des travaux de collecte d’information et d’opération aux agences d’application de la loi et d’investigation".

Relations avec le FBI

Malgré les déclarations du gouvernement expliquant qu’il ne partage pas la lecture étasunienne sur la résistance mapuche, un groupe de six procureurs et de 20 policiers ont participé, entre le 16 et 20 mars, à une formation spéciale en techniques antiterroristes et attentats, dénommé programme d’Assistance Antiterroriste (ATA).

Au sein du Ministère Public ont participé les procureurs Mario Elgueta et Sergio Moya, qui á côté de Miguel Angel Velásquez, travaillent exclusivement à la répression des revendications mapuches. Durant cette formation, qui s’est déroulée en Virginie, aux Etats-Unis , fut aussi présent le procureur Francisco Jacir, membre de l’équipe qui a perpétré plus de 90 attentats à la bombe arrivés à Santiago dès 2004.

Le rapport souligne que le FBI a continué de prêter appui à aux Carabiniers, la PDI et les douanes, à travers la signature d’accords avec le Ministère public, et que les policiers chiliens coopèrent aux enquêtes sur "le terrorisme international et les efforts étasuniens de surveillance et de lutte contre le financement du terrorisme".

GOPE dans une coordination étasunienne

Le Groupe d’Opérations Policières Spéciales (GOPE), une unité de Carabiniers composée de trois cents hommes bien entraînés, est la principale force de réaction contre le Peuple Mapuche.

Le rapport spécifie que le GOPE participe chaque année à l’ "Exercise Fuerzas Comando", un commando d’opérations spéciales des États-Unis pour la région sud, qui a organisé des stages d’opérations spéciales élaborés pour affiner les tactiques, les techniques et les procédés utilisés par les forces d’opérations spéciales répressives.

Au travail du GOPE, s’est ajoutée l’Équipe de Réaction Tactique (ERTA) de la PDI, qui agit cagoulée, dispose d’un entraînement des forces armées chiliennes et d’un plus grand équipement en matière d’armes et de technologies.

Le gouvernement chilien

Avant la collaboration indéniable, et pour certains l’ingérence des Etats-Unis, le gouvernement à travers le sous-secrétaire à l’intérieur, Patricio Rosende, a qualifié ces rapports comme "l’analyse politique" de ce que le pays fournit depuis des d’années.

En ce qui concerne la viabilité de la CAM, Rosende a dit que le gouvernement diverge de ce rapport, puisque avec les dernières arrestations et le travail répressif du terrorisme de l’état, un très fort coup a été porté au mouvement mapuche : "il y a un groupe important de la CAM qui est détenu à la suite d’enquêtes ; ils vont être jugés et vont être sanctionnés, nous espérons".

Une analyse de CNN Chili  : "Cela internationalise le conflit mapuche".

Source : La Tercera, La Segunda, www.santiago.usembassy.gov

Fuentes : La Tercera, La Segunda, www.santiago.usembassy.gov



Le procureur antimapuche Mario Elgueta reçoit une formation du FBI

Le 8 avril 2009 - le Pays Mapuche.

Au Bureau Fédéral d’Investigation, le FBI, en Virginie, aux États-Unis, une délégation de carabiniers, de policiers -enquêteurs et de procureurs chiliens ont suivi des cours antisubversifs avec des spécialistes de la matière, issus des organismes nord-américains de renseignement entre 16 et le 20 mars derniers.

Le surnommé procureur antimapuche, Mario Elgueta, qui a pour travail exclusif d’enquêter et de poursuivre le mouvement mapuche dans la région du Bio Bio, fut l’un des principaux participants au stage.

Parmi les cours donnés, que radio Bio Bio a pu vérifier, se trouvait celui sur "l’Investigation dans la Postdétonation", avec "des techniques et méthodologies avancées dans l’investigation d’actions terroristes" dans le cadre d’explosions d’engins ; ce qui comprenait l’identification des détonateurs utilisés dans ces actions.

Y ont participé 10 carabiniers et 10 policiers-enquêteurs (PDI), plus de six procureurs. Parmi ceux-ci, seule la présence du procureur Mario Elgueta a pu être confirmée, le même qui en décembre dernier est tombé dans une embuscade menée par des organes de résistance mapuche dans le secteur de Puerto le Choque, au Lac Lleu Lleu. On ne nie pas la présence d’autres persécuteurs de mouvements sociaux au Chili.

Des précédents

Ce travail conjoint avec les organismes américains de renseignement policier est en place depuis longtemps, ainsi quand le sous-secrétaire l’Intérieur de l’Intérieur, Felipe Harboe, s’est déplacé pour renouveler ce type d’accords avec l’empire capitaliste mondial, entre octobre et novembre 2008.

A cette occasion Harboe a rencontré le personnel des différentes branches de sécurité de l’état, dont se démarquent les réunions avec le sous-directeur du FBI John Pistole, menées à Quantico, un centre d’entraînement de cet organisme ; avec le Département de Sécurité Nationale des États-Unis (DHS) ; avec Interpol (la Police Internationale) ; la CSIS (l’Agence d’Inteligancia Canadiense) et la DEA (une Agence Antidrogue). De plus il a resserré les liens avec le directeur du comité antiterroriste pour les Nations Unies, Karev Sergey.

Dans la même ligne, ont été nombreux, les faits mettant en évidence les démarches sur tout le continent du défunt général directeur de carabiniers José Bernales, qui implantait des stratégies communes de combat contre les mouvements sociaux dangereux pour la stabilité capitaliste.

Un travail de haut niveau

Le travail d’enquête sur la répression des mouvements sociaux avec un acharnement spécial sur la lutte mapuche, s’est développé depuis de nombreuses d’années. Les budgets publics qui y sont destinés augmente chaque année, à quoi s’ajoute la coordination avec des stratégies de communication qui adoucissent dans l’opinion publique la violence de l’état, en distrayant, en cachant et en confondant.

Ces données, en rien nouvelles, mais qui sont récemment sorties à la lumière publique, peuvent être maniées par leurs protagonistes, cependant, elles mettent en évidence le niveau du travail auquel peuvent arriver avec facilité les organismes répressifs.

Source : Radio Bio Bio, El Mercurio

Traduction de l’espagnol pour El Correo de : Estelle et Carlos Debiasi

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