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4 juillet 2009

Législatives au Mexique :
Un test pour Felipe Calderon

 

Agence France-Presse
Mexico, le 4 juillet 2009.

Les Mexicains votent dimanche aux élections législatives, un test à mi-mandat pour le président conservateur Felipe Calderon dans un pays toujours en proie à la violence des cartels de drogue.

Quelque 77 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour ce scrutin qui met en jeu les 500 sièges du Parlement, ainsi que six gouvernorats et 568 mairies.

L’explosion de la criminalité liée au trafic de cocaïne ainsi que la récession économique ont dominé la campagne électorale, qui a été en partie éclipsée par la psychose autour du virus A (H1N1) de la grippe porcine dans le pays sud-américain, considéré comme le foyer de la maladie.

Les règlements de compte liés au trafic de cocaïne ont fait plus de 10 000 victimes depuis l’arrivée au pouvoir de M. Calderon en 2006, malgré l’envoi en renforts de 36 000 militaires sur l’ensemble du territoire.

Le Parti d’action nationale (PAN), dont est issu le président, pourrait perdre sa première place au Parlement, où il ne dispose que d’une majorité relative.

Cette formation de la droite catholique a centré sa campagne sur la sécurité, mais elle peine à convaincre les électeurs face au marasme économique.

Le Mexique affronte sa pire crise depuis 15 ans : son PIB s’est effondré au premier trimestre (-8,2%) et plus de la moitié des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

Dans ce contexte, le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), chassé du pouvoir en 2000 après 71 ans d’hégémonie, pourrait regagner du terrain. Troisième force législative actuelle, il reste influent dans les Etats les plus pauvres.

Dans le même temps, rongé par les divisions internes, le Parti de la révolution démocratique, qui défend les espoirs de la gauche mexicaine, risque de passer de la deuxième à la troisième place au Parlement.

Les instituts de sondage ont pronostiqué un taux d’abstention très élevé pour le scrutin, estimant que moins d’un électeur sur deux se rendra aux urnes, signe d’un scepticisme croissant face à la classe politique.

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