recherche

Accueil > Les Cousins > Mexique > Le sénat mexicain accuse les États-Unis de génocide.

25 février 2007

Le sénat mexicain accuse les États-Unis de génocide.

 

Le sénat mexicain a accusé jeudi les États-Unis de perpétrer un « génocide » et un « massacre » contre le peuple irakien alors qu’il approuvait unanimement une motion condamnant le jugement d’un militaire américain d’origine mexicaine, accusé de désertion après son refus de combattre en Irak.

Agence France-Presse
Mexico. Le jeudi 22 février 2007.

Le sénat a exprimé sa « plus énergique condamnation (...) du jugement militaire en cours contre le sergent Agustin Aguayo, accusé d’avoir déserté l’armée des États-Unis, après s’être déclaré objecteur de conscience et avoir refusé de participer au génocide que ce pays commet contre le peuple irakien ».

M. Aguayo, infirmier de 35 ans né au Mexique mais détenteur de la nationalité américaine depuis 2000, est actuellement en détention dans une prison de la base militaire américaine de Mannheim en Allemagne et dans l’attente d’être jugé par une cour martiale pour désertion, les 6 et 7 mars.

Agustin Aguayo est « un prisonnier de conscience et une victime des ardeurs élitistes du président américain George W. Bush » et pourrait être condamné à sept ans de prison « pour avoir refusé de collaborer au massacre de civils et d’innocents dans la guerre des États-Unis contre le peuple irakien », a encore estimé le sénat mexicain.

Les sénateurs ont également unanimement demandé au président Felipe Calderon une représentation légale de l’ambassade mexicaine au Mexique pour le militaire et un action soutenue de Mexico pour « une libération immédiate d’Aguston Aguayo ».

Après une mission d’un an en Irak, en 2004, où il refusait de charger son arme de service, l’infirmier revient dans sa base en Allemagne et refuse sa seconde affectation en Irak. Après avoir essayé de se faire déclarer objecteur de conscience et alors que son unité s’apprête à s’envoler pour l’Irak, il s’enfuit au Mexique, avant de se constituer prisonnier à Los Angeles.

Retour en haut de la page

El Correo

|

Patte blanche

|

Plan du site

| |

création réalisation : visual-id