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17 janvier 2003

Le président de Venezuela Hugo Chavez à l’Onu

 

Le président vénézuélien Hugo Chavez a affirmé jeudi à l’Onu que si ses opposants voulaient le chasser du pouvoir, ils devraient le faire en respectant la Constitution, ajoutant que s’il perdait le référendum prévu en août il se retirerait.

AFP, New York
le 17 janvier 2003
"S’ils veulent me chasser, qu’ils se conforment à la Constitution. Si je perds le référendum, je partirai, je ne suis pas buté", a déclaré M. Chavez lors d’une conférence de presse au siège de l’Onu à New York après une rencontre avec le secrétaire général Kofi Annan. Le président a accusé l’opposition d’être un "mouvement subversif" et d’avoir recours à des "méthodes terroristes". "C’est ce que j’ai dit à Kofi Annan", a-t-il dit, ajoutant qu’on ne change pas un régime démocratique avec le chantage et la terreur".

Le président a écarté la possibilité d’une guerre civile au Venezuela, qui est entré jeudi dans son 46e jour de grève générale. "Les conditions ne sont pas réunies au Venezuela pour une guerre civile", a-t-il assuré. "Si ces conditions étaient réunies, il y en aurait déjà une".

Il a aussi réaffirmé qu’il était "quasiment impossible" d’organiser un référendum le 2 février, comme l’exige l’opposition. "Certaines conditions doivent être remplies pour un référendum", a dit le président, estimant que "l’opposition est désespérée, mais qu’il est mauvais de prendre une décision sous la pression ou les menaces". M. Chavez, qui tenait entre ses mains un exemplaire de la Constitution vénézuélienne pendant sa conférence de presse, a affirmé : "Le Venezuela a une Constitution, votée il y a trois ans, il y a des règles, et nous avons l’obligation de travailler dans le respect de cette Constitution".

Kofi Annan lui a dit qu’il comptait s’unir aux efforts de négociation en envoyant un émissaire. M. Annan "a suivi le dossier de très près" dès le début de la crise politique au Venezuela, avait déclaré son porte-parole Fred Eckhard avant la rencontre, soulignant que le secrétaire général "parle presque quotidiennement au téléphone avec des dirigeants latino-américains, particulièrement du Venezuela mais pas seulement".

Le secrétaire général a fait de l’Amérique latine une de ses priorités pour 2003, avait rappelé M. Eckhard. A l’initiative de chefs d’Etat d’Amérique latine, un "groupe de six pays amis" du Venezuela (Brésil, Chili, Espagne, Etats-Unis, Mexique et Portugal) a été formé mercredi à Quito pour tenter de mettre fin à la grave crise dans ce pays.

Ce groupe est destiné à appuyer l’Organisation des Etats américains (OEA) dans la recherche d’un règlement pacifique au conflit entre partisans et opposants du président Hugo Chavez. M. Chavez devait également au cours de sa visite à l’Onu participer à une cérémonie de passation de pouvoirs pour la présidence du groupe des non-alignés, dit groupe des 77 bien qu’il rassemble actuellement plus de 130 pays membres de l’Onu. Le président était arrivé à l’Onu dans la matinée alors qu’à quelques rues du siège de l’organisation environ 200 opposants au président vénézuélien manifestaient, non loin d’un petit groupe de partisans de président.

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