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7 septembre 2002

Le Mexique se retire du Traité interaméricain de défense réciproque

 

Le gouvernement mexicain a annoncé vendredi son retrait du Traité interaméricain de défense réciproque (TIAR), signé en 1947 et considéré par plusieurs pays comme un vestige de la guerre froide, selon un communiqué du ministère des Relations extérieures.

Le gouvernement a informé l’Organisation des États américains (OEA) de son retrait de ce traité signé par 23 pays, dont les États-Unis qui l’avaient notamment invoqué après les attentats du 11 septembre.

La chancellerie a rappelé dans son communiqué que le président mexicain Vicente Fox avait exprimé l’an dernier, devant le Conseil permanent de l’OEA, la nécessité de mettre en place « une structure de sécurité multidimensionnelle et moderne, qui réponde aux nécessités effectives de l’hémisphère américain ».

Elle a précisé qu’en accord avec les statuts du TIAR, ce traité « cessera d’être applicable au Mexique deux ans révolus à partir de ce jour » vendredi.

Appelé également Traité de Rio, où il a été signé, ce texte prévoit, de manière comparable à l’article 5 du traité fondateur de l’OTAN, une assistance mutuelle en cas d’attaque militaire lancée de l’extérieur contre l’un de ses signataires.

Le Mexique « va chercher à privilégier un objectif multidimensionnel pour la sécurité », dont la lutte contre l’extrême pauvreté, le renforcement de la santé publique face aux épidémies, la prévention des catastrophes naturelles, « la lutte directe contre le terrorisme » et des actions concertées face aux crises économiques.

« Il faudra également envisager sous cet objectif une articulation moderne et actualisée des ripostes aux menaces d’ordre militaire », toujours selon le communiqué.

Le 7 septembre 2001, quatre jours avant les attentats à New York et Washington, le président Fox avait annoncé à l’OEA que son pays avait décidé d’entamer des consultations en vue de son possible retrait du TIAR, qu’il avait qualifié de « relique de la guerre froide ».

Mais les attaques contre le World Trade Center et le Pentagone avaient remis à plus tard ces consultations.

Ce traité a été invoqué une douzaine de fois depuis sa signature, dont en 1982 par l’Argentine au moment de la guerre des Malouines contre la Grande-Bretagne. Mais Washington avait alors apporté son soutien à Londres.

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