recherche

Accueil > Argentine > Économie > Dette externe > La dépendance du Club de Paris par rapport au FMI empêche l’Argentine de (...)

7 octobre 2006

Refinancer la dette avec l’Europe sans rire.

La dépendance du Club de Paris par rapport au FMI empêche l’Argentine de régulariser sa dette.

Le Club de l’arrangement.

 

Toutes les versions de cet article : [Español] [français]

Par Página 12

Après la restructuration de la dette en défaut et du remboursement anticipé des accords passés avec le FMI, le Gouvernement (argentin) se propose d’arriver à un arrangement avec son dernier groupe de créanciers : le « Club de Paris ». Le retard dans les paiements atteint 6 milliards de dollars et le moratoire remonte à début 2002. "Dans trois ou quatre mois" l’Argentine fera une proposition de refinancement, qui sera élaborée par un groupe de travail spécial qui va être créé dans les prochains jours. Ainsi ont indiqué hier des sources du Ministère de l’Économie. La titulaire de ce portefeuille, Felisa Miceli, l’a ainsi présenté au ministre français du Budget, Jean-François Copé. La ministre a reçu ce fonctionnaire étranger le dernier jour de son voyage. Le vice chancelier Robert Garcia Moritán a pris part à cette rencontre.

La France est un des 19 pays européens qui composent le Club de Paris. Copé a exprimé sa "satisfaction pour la volonté des autorités nationales de mener à court terme une solution intégrale" au problème de la dette en suspens, a indiqué la Chancellerie dans un communiqué.

Même si cela s’avère difficile à comprendre, le fait que l’Argentine ait annulé sa dette avec le FMI complique le refinancement de ses accords avec le Club de Paris.

En effet, une des exigences de cet organisme européen pour renégocier avec les pays endettés est qu’ils aient un programme en cours avec le FMI. C’est une requête impossible à satisfaire parce que l’Argentine ne doit rien au FMI. Le directeur du Département de Relations Externes de cet organisme, Masood Ahmed, a rappelé hier que "régulièrement les pays qui refinancent leurs échéances avec le Club de Paris ont besoin d’une évaluation économique du FMI".

De toute façon, le Gouvernement argentin considère que cet obstacle sera réglé dans la négociation. Copé a souligné la volonté de résoudre cette question. Le fonctionnaire a été aussi reçu par le président de la Banque Centrale, Martín Redrado, à la fin de sa visite en Argentine.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi.

Retour en haut de la page

El Correo

|

Patte blanche

|

Plan du site

| |

création réalisation : visual-id