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8 mars 2004

L’intermédiaire français du pot de vin de Thales craint pour sa vie

par Juan Gasparini

 

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Le français Lionel Queudot, titulaire de la fiduciaire « Finego » de Genève, confirme sa participation au paiement présumé de pots de vin par la multinationale française Thales, au bénéfice du groupe dirigé par le menemiste Jorge Neuss, artisan de la privatisation de l’espace radioélectrique, annulée par le président Néstor Kirchner.

« Je ne sais pas s’il y a eu corruption, j’ai livré à la justice les documents de la « Finego » par laquelle ont transité le 20 million de dollars à l’intention de Jorge Neuss, justice qui a déclaré la faillite, et je ne voudrai pas qu’on me supprime comme dans le scandale des frégates vendues par Thales à Taiwan, où il y a eu déjà dix morts », explique Queudot.

L’opération de Thales avec Taiwan a été copiée par la compagnie française dans la privatisation de l’espace radioélectrique de l’Argentine, en choisissant la banque suisse pour faire transiter le paiement de commissions, une fois obtenue la concession en 1997, signée alors par le président Carlos Menem, dont l’ami Jorge Neuss a été incriminé par Lionel Queudot.

Thales a assumé pendant 15 ans le service de vérification technique de toutes les radios du pays, et assisté le COMFER ( (Comite Fédéral de la Radiodiffusion ), la Force Aérienne et la Commission Nationale de Communications, et récolté la taxe aux utilisateurs, comme les radio-taxis, téléphonie cellulaire et d’autres, une affaire qui lui a rapporté environ 1000 millions de dollars.

« Thales Amsterdam m’a viré autour de 20 millions de dollars entre 1997 et 1999, et j’ai transféré ces fonds aux bénéficiaires qu’on m’indiquait depuis Thales à Buenos Aires ou à Montevideo, généralement vers des comptes aux Etats-Unis, en Angleterre et en Uruguay, un service normal de ma société « Finego », selon un contrat en règle », spécifie Queudot.

A la date des faits, Thales-Amsterdam était propriétaire de Thales-Argentina, titulaire de la concession, et dans le Conseil d’Administration de l’entreprise néerlandaise figurait Jorge Neuss, ainsi que les français Dehollain et Rostan d’Ancezune, ces deux derniers étant membres à leur tour de Thales-Argentina.

« Pendant l’année 2001 Neuss, Dehollain et d’Ancezune sont venus me voir à Genève et les explications qui m’ont données ne m’ont pas convaincu, mes relations avec eux se sont cassées, je suis à la disposition de la justice », conclut Queudot, en apprenant que le juge fédéral de Buenos Aires, Jorge Urso, fait des recherches sur le dossier.

Argenpress . Genève, 5 mars le 2004

* Juan Gasparini est journaliste et auteur, auteur du livre « La mince ligne blanche »

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