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21 avril 2008

L’étudiante mexicaine blessée dans le massacre du campement de Reyes en Équateur ne peut pas retourner au Mexique.

 

Morett accuse Uribe de terroriste et narcotrafiquant et l’étudiante mexicaine blessée dans un campement du FARC nie appartenir à ce groupe armé et assure qu’elle était dans ce lieu parce qu’elle était intéressée par l’échange des otages.

Par la Redacción El Universal
México, le 17 Avril 2008

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Lucia en Equateur

Lucia Andrea Morett, la mexicaine blessée dans le bombardement de l’Armée colombienne du campement des FARC en Équateur, a accusé le président la Colombie, Álvaro Uribe, de narcotrafiquant et terroriste. ( Lire le récit de Lucia )

Elle a déclaré que tant qu’elle ne savait pas avec exactitude quelle est sa situation légale, tant au Mexique qu’au Nicaragua, elle ne pourra pas retourner dans son pays.

Elle a aussi nié être la personne qui apparaît dans une vidéo avec le numéro deux des FARC décédé, « Raul Reyes ».

« Ce Monsieur (Uribe), ce narco-trafiquant, parce qu’on le connaît dans son pays comme narcotrafiquant, comme paramilitaire… son gouvernement est signalé comme paramilitaire, collaborateur des paramilitaires. Lui on le connaît comme terroriste, ce Monsieur, est en effet un terroriste « a t-elle déclaré dans une entrevue au journal du soir de Televisa.

« ET ce dernier a dit, qu’il reconnaît, qu’il est responsable de ce qui a arrivé. Il a envahi un pays, il a lancé des bombes contre des civils, il a fait tuer des gens dans le dos. J’ai vu comment on avait tiré dans le dos des gens ".

Bien que le journaliste Joaquin López Dóriga ait annoncé que l’interviewée était en Équateur, Morett a répondu depuis le Nicaragua aux questions.

Lucia. Le président Uribe a dit de toi que tu es une délinquante…
- Délinquante ? Non, absolument non.

Guérillera ?
- Non plus.

Terroriste ?
- Hors de question.

Narco-trafiquant ?
- Ni dans mes rêves les pires.

Raviseuse ?
- Évidemment que non.

Interrogée par le journaliste sur les accusations de son appartenance au FARC, Morett a exposé qu’il lui paraissait incroyable que le président colombien soit allé faire au Mexique de tels signalements.

« il me paraît incroyable que ce Monsieur Álvaro Uribe Velez se croit, soutenu par le gouvernement des Etats-Unis, le droit d’aller dans mon pays et de m’accuser d’une série de choses qui n’ont pas fondement.

« il me paraît impossible que je ne puisse pas retourner dans mon pays, parce qu’on porte contre moi une série d’accusations préjudiciables, sans fondement, et que ce Monsieur puisse aller et nous accuser librement,dans mon pays, et nous accuser d’une série de choses, non moi, mais aussi quatre personnes qui sont mortes », a t-elle déclaré.

López Dóriga lui a alors demandé qui lui avait dit qu’elle ne pouvait pas retourner au Mexique.

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Lucia Andrea Morett

Morett a répondu qu’il y avait une plainte contre elle chez le Procureur Général de la République

Elle a dit en outre qu’elle a reçu de l’appui, tant en Équateur, qu’au Nicaragua.

« Mais dans mon pays je ne vais pas pouvoir retourner tant que la PGR ne dit pas qu’il y a aucune charge contre moi », affirme t-elle.

Toutefois, le journaliste lui a rappelé que le procureur n’a jamais dit qu’il y une charge contre elle.

« Tant que je n’aie pas l’explication de la PGR, de ce qui arrive avec cela, nous lui avons demandé des explications, tant que je n’aie pas cette certitude, que ce que je peux être en vie et libre dans mon pays, je ne vais pas pouvoir y retourner.

López Dóriga a demandé à Morett comment elle est arrivée au campement bombardé.

L’étudiante a dit que cela l’intéressait d’en savoir plus sur le processus de paix et l’échange des otages par la guérilla.

« Nous faisions en outre des recherches universitaires ».

Il n’est pas facile de s’approcher, même avec une démarche universitaire de celui qui était le nombre deux du FARC (Raúl Reyes), le connaissais-tu déjà, y avait-il un certain contact avant ?

« Je ne le connaissais pas… je ne peux réellement pas malheureusement dire comment on a fait le contact, parce que celui qui a établi le contact est maintenant mort par des balles assassines, par des bombes assassines, des tonnes, d’un président terroriste ".

Elle a expliqué qu’elle est arrivée à un campement de paix, en Équateur, qui était très sûr.

Morett a déclaré que quand elle en saura un peu plus sur sa situation légale et sur sa situation au Nicaragua, elle accordera une autre entrevue pour donner davantage d’information.

Traduction de l’espagnol pour El Correo de : Estelle et Carlos Debiasi

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