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3 octobre 2002

L’allemand Deutsche Bank et les américains Citibank et Bank of Boston attaquent l’économie argentine

par Claudio Zlotnik

 

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Les achats massifs de dollars par trois banques étrangères ont fait monter le prix de la devise qui a cloturé 3,80 pesos. La Banque Centrale de la République d’Argentine (BCRA) prépare une contre-offensive, affirme l’entourage de la direction. Les contrôles du marché des changes devront augmenter. Mais il faudra aussi utiliser les réserves pour parer l’attaque.

Le dollar après son saut surprise de quatre centimes a cloturé à 3,80 pesos. Cette envolée correspond à une soudaine et importante demande de billets nord-américains, de 83,3 millions de dollars, demande effectuée en partie par trois banques étrangères : l’allemand Deutsche Bank et les nord-américains Citibank y Bank of Boston. Selon la BCRA, à eux trois, ils
ont absorbé 32 millions de dollars du marché, soit 40 % du total.

La BCRA prépare une contre-offensive pour essayer de faire descendre le prix du dollar et garder une certaine stabilité. Elle augmenterait le contrôle des entités financières et des agences de changes et vendra une
partie de ses réserves. Pour calmer le jeu elle a décidé de mettre sur le marché 500 millions de dollars durement obtenus les derniers mois, grâce au contrôle du marché des changes et espère stabiliser la monnaie
américaine à 3,55 pesos. Et la BCRA de menacer les spéculateurs : "ils vont perdre de l’argent. Parce que ceux qui ont acheté aujourd’hui (pour hier) vont vendre moins cher la semaine prochaine ".

Cette menace est selon les fonctionnaires sensée parce que « la BCRA n’a pas de problème pour vendre ses dollars, peu importe l’accord avec le FMI, pour tenir la devise au carreau »

Aussi bien les banques, les agences, que autres entités financières doivent respecter le plafond de possession de dollars qui est de 1,5 million pour les agences et de 5% de leur actif pour les entités financières, avec une possibilité d’extension à 10% dans certains cas. La Banque Centrale va renforcer de ce matin les contrôles de ces paramètres.

Des turbulences financières sont attendues les prochaines semaines par les fonctionnaires de la Banque Centrale compte tenu de la non signature des accords avec le FMI et à la situation politique du Brésil à cause de la possible élection de Lula , candidat de centre-gauche cette fin de semaine.

Pagina 12, 3 octobre 2002
Traduction pour El Correo par Estelle et Carlos Debiasi

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