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30 juillet 2011

L’Unasur en état d’alerte face à la crise financière

 

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Au sommet de l’Unasur en fin de semaine, la question fut comment protéger l’Amérique du Sud de la déroute étasunienne, et des secousses européennes. Deux réunions doivent se tenir dans les prochaines semaines, la première à Buenos Aires le 12 août avec les ministres de l’économie.

Initialement la question financière n’était pas au cœur de ce sommet de l’Unasur, le thème en était l’inégalité et la nécessité de coordonner les politiques et de s’aider entre voisins avec l’expérience de chacun. Et notamment d’appuyer les plans pour plus de justice de Humala, qui venait de prendre ses fonctions quelques heures avant.

Mais les présidents en arrivant à Lima ne pouvaient qu’être inquiets de la situation financière des Etats-Unis et de l’Europe et des conséquences que cela allait avoir sur l’Amérique Latine. L’un des premiers à ouvrir le bal, fut le colombien conservateur et portant allié des US, Santos, déclarant, il n’est pas possible que les Etats-Unis entrent en cessation de paiement, changent la valeur du dollar, et que nous les colombiens nous nous réveillons un jour en constatant que nos réserves ne valent plus rien, selon Página 12.

Rafael Correa, président de gauche de l’Equateur et économiste de profession, le rejoint bien qu’il se trouve dans une situation paradoxale puisque son pays est dollarisé depuis avant son arrivée au pouvoir, et qu’il souhaitait justement sortir de ce système : une chute pourrait l’arranger, mais en même temps il doit appuyer ses voisins dans le concert régional .

Cristina Kirchner, présidente de l’Argentine, soutenant les propos de Santos a dénoncé les capitaux spéculatifs soulignant que “ l’Argentine a beaucoup souffert de ces capitaux opportunistes qui vont et viennent. Cela nous a coûté beaucoup de reconstituer le niveau des réserves, beaucoup de discipline, et d’effort pour toute la société , pour que cela s’évapore aujourd’hui”.

Pour le Brésil, Dilma Rousseff aussi exprimé son inquiétude estimant qu’il n’est pas juste qu’un pays qui dirige le schéma monétaire du reste du monde, le fasse de façon à ce que cela affecte tous les autres pays. Même le libéral chilien Sebastián Piñera, a rejoint ce concert.

Que va faire l’Unasur ? Des mesures sont à entendre lors de la prochaine réunion de Buenos Aires. Apparemment l’entente est bonne sur ce sujet complexe, et en tant qu’instrument stratégique de l’intégration régionale, elle doit être capable d’agir avec audace, rapidité et créativité, selon les termes d’un conseiller de la présidente argentine.

El Correo d’après Página 12, 30 juillet 2011.

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