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15 septembre 2003

Interventionnisme dans la guerre en Colombie

 

Aide américaine : Les États-Unis donnent 400 millions de dollars à la Colombie

Por Associated Press
Bogota, vendredi 12 septembre 2003

Les États-Unis ont donné près de 400 millions de dollars à la Colombie pour aider au développement des forces de police de ce pays, afin de mieux enquêter sur le blanchiment d’argent et de mieux protéger des rebelles ses infrastructures dans le domaine de l’énergie.

Cette somme arrive en supplément des 2,5 milliards de dollars déjà distribués à la Colombie par les États-Unis, principalement pour une aide militaire qui s’inscrit dans le cadre du Plan Colombie visant à combattre le trafic de drogues et les groupes armés illégaux.

L’aide supplémentaire accordée « garantie l’aide continue aux différents programmes bilatéraux qui montre déjà des résultats positifs chaque jour », a annoncé l’ambassadeur américain en Colombie William Wood.

Wood a souhaité que les forces de sécurité colombiennes soient plus agressives dans leur lutte contre les groupes paramilitaires et les trafiquants de drogues.

« Avec l’aide des États-Unis, nous avons été capables de mettre sur pied une stratégie pour la paix », a déclaré le ministre colombien des Affaires étrangères Carolina Barco.

Certaines ONG en Europe appuient la propagande de la guérilla

Por Agence France-Presse
Bogota, samedi 13 septembre 2003

L’ambassadeur de Grande-Bretagne à Bogota, Tom Duggin, a dénoncé vendredi « l’appui de certaines ONG européennes à la propagande de la guérilla » en Colombie, mais sans les citer.

La mise en cause du diplomate est intervenue alors que le président colombien Alvaro Uribe n’a cessé depuis lundi de qualifier des Organisations non gouvernementales (ONG), sans plus de précision, d’être des « beaux parleurs » ou des « trafiquants des droits de l’Homme ».

« Certaines ONG européennes ont appuyé la propagande de la guérilla contre les gouvernements des présidents Andres Pastrana (1998-2002) et Alvaro Uribe », en fonction depuis août 2002, a affirmé Tom Duggin.

La Grande-Bretagne est d’autant plus sensible à cette question que trois Irlandais, actuellement jugés en Colombie, ont été arrêtés le 11 août 2001 à l’aéroport de Bogota après avoir séjourné dans la zone alors démilitarisée des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), principale guérilla avec 17.000 hommes.

Martin McCauley, James Monaghan et Niall Connolly, détenus depuis à Bogota, sont accusés d’avoir entraîné cette guérilla au maniement d’explosifs et aux techniques du terrorisme.

Le président colombien avait tiré à boulets rouges sur des ONG qualifiées de « trafiquants des droits de l’Homme » lundi, mais sans en citer une seule, après leurs accusations contre son « autoritarisme » dans un livre.

Il avait pourfendu à nouveau les défenseurs des droits de l’Homme, qualifiés par lui de « beaux parleurs » jeudi à Chita (centre), ville frappée la veille par un attentat au cheval piégé qui a fait 8 morts et 20 blessés. Les autorités l’ont attribué aux FARC.

Ces mises en cause avaient provoqué une vive émotion au sein de toutes les ONG en Colombie, où plus de 200.000 personnes ont trouvé la mort depuis le début de la guérilla en 1964, et suscité de nombreuses critiques.

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