recherche

Accueil > Les Cousins > Amérique Centrale et Caraïbes > Honduras Zelaya n’a pas encore touché la terre hondurienne, mais...

6 juillet 2009

Honduras
Zelaya n’a pas encore touché la terre hondurienne, mais...

par Thierry Deronne

 

Même si le président Zelaya n’a pas encore touché la terre hondurienne, le peuple a enfin "revu" son président, l’a salué de vivats au moment ou naviguant depuis le sud pour tromper le cadenas aérien des militaires, l’avion de l’ALBA est apparu face aux caméras du monde entier.

Depuis les hublots, Zelaya et d’Escoto, président de l’Assemblée générale de l’ONU, ont vu eux aussi cette incroyable héroïsme populaire résister de ses mains nues aux troupes spéciales formée a l’Ecole des Amériques qui tout en tirant sur les manifestants, massait des obstacles sur la piste d’atterrissage.

La journaliste de Telesur a aussitôt appelé Zelaya a bord de son avion et lui a ainsi permis de saluer en direct ces 35.000 paysans, indigènes, étudiants, mères, vendeurs de rue, même si les grands médias honduriens continuent à censurer,ces voix et a tenter d’isoler les citoyens. Zelaya sait qu’il rentrera tôt ou tard pour leur donner l’abrazo et s’apprête a atterrir au Salvador, où Fernando Lugo, Rafael Correa et Cristina Fernandez l’attendent.

Avec la répression d’aujourd’hui, les putschistes ont encore perdu des points, à l’intérieur comme à l’extérieur. Le temps joue en faveur des peuples et des gouvernements progressistes latinoaméricains, même si le défi des putschistes a la communauté internationale montre bien que les États-Unis les appuient.

En ce moment le peuple hondurien réuni rend hommage a ses martyrs tandis que les soldats ont avancé l’heure de l’état de siège pour continuer a le poursuivre, a le disperser en tirant sur lui.

Obama a perdu le peu qui lui restait d’aura et ses promesses de renouveau dans les relations avec l’Amérique Latine n’ont plus aucun sens ici, sauf celui du cynisme.

Mais n’oublions pas que l’extrême-droite qu’il appuie sur place en espérant ouvrir une brèche dans l’ALBA accélère par sa propre brutalité, par sa réaction désespérée à des changement sociaux inévitables, une conscience populaire, au Honduras et ailleurs, et renforce les leviers de la transformation en marche.

Dimanche, 20 heures, Caracas.

Retour en haut de la page

El Correo

|

Patte blanche

|

Plan du site

| |

création réalisation : visual-id