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15 de octubre de 2006

Duel serré entre Rafael Correa et Alvaro Noboa dans la Présidentielle d’Equateur

 

Par Agence France-Presse
Quito, Le dimanche 15 octobre 2006

Les Équatoriens votaient dimanche pour élire leur président, un scrutin où s’affrontaient dans un duel très serré deux candidats largement en tête des sondages, Rafael Correa, proche du président vénézuélien Hugo Chavez aux thèses radicales, et Alvaro Noboa, un milliardaire de droite.

La remontée dans les sondages de plus de 10 points en moins d’une semaine du magnat de la banane Alvaro Noboa va contraindre M. Correa, favori du scrutin, à affronter son rival de droite dans un second tour prévu le 26 novembre, admet Marco Erazo, un membre de l’équipe de campagne du candidat de gauche.

Les dernières enquêtes d’opinion créditaient M. Correa de 31% des intentions de vote et M. Noboa de 27%. L’institut de sondage Market a annoncé dans la nuit de samedi que pour la première fois les deux candidats se trouvaient pratiquement à égalité, en ballottage. Selon ce dernier sondage de Market, le socialiste modéré Leon Roldos recueillerait 15% des intention de vote et la candidate de droite Cynthia Viteri 9,5%.

Pour être élu dès le premier tour, l’un des 13 candidats en lice doit soit obtenir la majorité absolue, soit remporter 40% des suffrages avec 10 points d’avance sur son principal rival.
Une dure confrontation gauche-droite est attendue pour le second tour de srutin.

Depuis le début de la campagne électorale, l’économiste Rafael Correa, 43 ans, accuse son rival de droite d’être le représentant «des mafias qui pillent le pays».

De son coté, Alvaro Noboa, 55 ans, de demande aux électeurs de «faire barrage au communiste Correa», qualifié pour l’occasion de «valet» du président vénézuélien Hugo Chavez connu pour ses prises de position hostiles aux États-Unis de George W. Bush.

M. Correa qui a voté dimanche matin à Quito, a dénoncé des «irrégularités» entachant selon lui le scrutin, ainsi que «la partialité» de l’Organisation des États américains (OEA), qui a déployé quelque 150 observateurs en Equateur.

Dimanche matin, les bureaux de vote du nord et du centre de Quito étaient quasi-déserts et les quelques Équatoriens interrogés ne dissimulaient pas leur grand scepticisme.

Dans le quartier défavorisé du «Comité du peuple», les habitants sont très divisés sur leur choix. «Dans ce pays, les hommes politiques sont tous pourris, tous des voleurs», affirme un électeur désabusé qui attend depuis plus d’une heure pour déposer son bulletin, sous l’oeil sévère d’un militaire.

Sur les boîtes en carton qui font office d’urne, il est écrit: «le vote est secret».

«Noboa au moins fait des cadeaux à ses électeurs, les autres se contentent de promesses non tenues», affirme Maria Bustamente, une ménagère de 63 ans.

Les 36 607 bureaux de vote ont ouvert dimanche à 07H00 locales (12H00 GMT, 8H00 heure de Montréal) dans les 22 provinces du pays afin de permettre à 9,2 millions d’Equatoriens d’élire un président, un vice-président, une centaine de députés, cinq membres du Parlement andin, 67 conseillers provinciaux et 674 conseillers municipaux.
La clôture du vote qui est obligatoire en Equateur, était prévue à 17H00 locales (22H00 GMT, 18H00 heure de Montréal).

M. Correa a décidé de ne pas présenter de candidats aux législatives et veut, s’il est élu président, convoquer par la suite une assemblée constituante pour réformer la Constitution et réduire le pouvoir du Congrès qui, pendant des années, a imposé sa loi aux présidents de la République.

Dimanche, le président sortant Alfredo Palacio a déclaré qu’une réforme politique était «impérativement nécessaire».

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