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26 janvier 2003

Des partis en plein désarroi à 3 mois de la présidentielle argentine

par Alfredo Eric Calcagno - Eric Calcagno

 

À trois mois de l’élection présidentielle, les grands partis argentins restent englués dans d’interminables querelles d’appareil bien éloignées des préoccupations d’une population désabusée et confrontée à une crise économique d’une violence inédite.

Le Parti justicialiste (péroniste) et l’Union civile radicale, qui alternent depuis soixante ans à la tête de l’État ne sont toujours pas parvenus à mettre leurs troupes en ordre de bataille pour le scrutin du 27 avril. Après un départ prometteur, les candidats alternatifs ne réalisent pas la percée espérée et restent à de faibles niveaux dans les sondages.

Les enquêtes d’opinion ne sont pas considérées très fiables en Argentine, mais elles brossent toutes un tableau difficile à ignorer : aucun candidat ne dépasse les 20% d’intentions de vote et plus d’un tiers de l’électorat ne votera pas ou votera blanc (dans un pays où le vote est obligatoire).

L’UCR est totalement discréditée après que son dernier représentant à la présidence, Fernando De la Rua, eut été chassé de manière humiliante en décembre 2001 par une population en furie. Le parti qui a donné cinq présidents à l’Argentine est crédité de moins de 1% des intentions de vote.

Les radicaux espéraient se refaire une virginité politique en sélectionnant leur candidat pour la présidentielle de manière transparente et honnête. Las, l’élection primaire organisée à la mi-décembre a été un vrai fiasco, avec des accusations croisées de bourrages d’urnes, et les militants radicaux ne sauront pas avant la mi-février, au mieux, qui sera leur candidat.

Les péronistes ont donc sur le papier toutes les chances de voir l’un des leurs élu. L’issue du scrutin n’aurait fait aucun doute si le parti fondé par Juan Domingo Peron avait pu s’entendre sur le nom d’un candidat. Mais, profondément divisé entre partisans du président Eduardo Duhalde et de son prédécesseur Carlos Menem, le PJ a du se résigner à des candidatures multiples.

AFP, Buenos Aires

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