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13 décembre 2002

Des Vénézuéliens brisent la grève des pétroliers

 

Par Jason Webb

CARACAS (Reuters) - Des Vénézuéliens brisent la grève en chargent des pétroliers vénézuéliens, mercredi, au dixième jour d’une grève générale destinée à forcer le président Hugo Chavez à démissionner.

Au moins deux tankers sont en cours de chargement et deux autres attendent de recevoir leur cargaison de pétrole, ont déclaré des agents maritimes. La grève, ces derniers jours, avait réduit à un tiers de son niveau habituel la production pétrolière du Venezuela, cinquième exportateur mondial d’or noir, et la majeure partie des raffineries ne fonctionnent plus.

Si le fait de voir des pétroliers de nouveau chargés est une victoire psychologique pour le gouvernement, les quatre tankers en question ne sont pas grand-chose en regard de la quarantaine d’autres navires en attente dans les ports de pouvoir prendre en charge leur cargaison de pétrole.

Le premier pétrolier, le "Maréchal Tchouïkov", doit repartir ce jeudi matin avec 350.000 barils de pétrole dans ses cuves, déclarent des agents maritimes. Le ministre vénézuélien du Pétrole, Rafael Ramirez, avait de son côté assuré un peu plus tôt lors d’une conférence de presse qu’il était d’ores et déjà reparti pour les Etats-Unis.

Des magazins rouvrent

"Nous surmontons la crise et faisons preuve d’une grande force", a déclaré, rayonnant, le président Chavez, imputant la grève à des "fauteurs de putsches" issus de la classe aisée, qui intimident et manipulent selon lui les employés du secteur pétrolier.

Mercredi également, des soldats vénézuéliens sont montés à bord d’un pétrolier en grève, le Yavire, et ont arrêté le capitaine. Mais ces soldats, qui sont intervenus dans le port de Puerto la Cruz (est du Venezuela) n’ont pu déplacer le bateau, en raison de l’absence de coopération du personnel.

Selon le gouvernement, le pays perd 50 millions de dollars par jour en raison du blocage des ports et des raffineries traitant avec la compagnie nationale des pétroles, PDVSA.

Des lézardes ont commencé à apparaître dans la grève observée par les commerçants. Dans les quartiers riches de l’est de Caracas, la majeure partie des magasins étaient toujours fermés mercredi, mais certains ont rouvert, leurs propriétaires estimant qu’ils ne pouvaient pas se permettre de rester fermés indéfiniment.

La circulation routière, qui était réduite depuis le début du conflit social dans la capitale, est redevenue presque normale. Des files d’attente subsistent devant les banques, la population cherchant à retirer de l’argent liquide pour parer à toute éventualité.

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