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9 mars 2006

Déploiement militaire en Amazonie à cause d’une grève pétrolière en Ecuador

 

Par l’Agence France-Presse
Quito, Le mercredi 8 mars 2006

Des militaires ont été déployés mercredi en Amazonie équatorienne dans le cadre d’une mesure d’état d’urgence décidée pour faire face à une grande grève de travailleurs du secteur pétrolier, qui perturbe pour la quatrième fois en dix mois la production de pétrole brut.

La protestation qui doit durer 48 heures a été lancée mardi par des salariés de firmes sous-traitantes de la compagnie publique Petroecuador qui réclament le paiement de salaires en retard.

« Ils ont occupé certains puits et comme la production a diminué, nous avons décidé de déclarer l’état d’urgence », a indiqué le ministre de l’Information Enrique Proano. Petroecuador a évalué la perte de production à 197 475 barils et 9,8 millions de dollars.

L’état d’urgence est entré en vigueur dans la nuit de mardi à mercredi et concerne les départements de Napo, Orellana et Sucumbios. Cette situation d’exception prévue par la constitution permet aux forces de l’ordre de procéder plus facilement à des arrestations ou d’interdire des réunions publiques.

Selon la presse équatorienne, des affrontements ont eu lieu à Lago Agrio, chef-lieu de la province de Sucumbios, entre grévistes et la police anti-émeutes et plusieurs personnes ont été interpellées.

Le gouvernement a prévu d’envoyer une délégation de haut niveau pour tenter de désamorcer le mouvement, le deuxième en moins de 15 jours à contraindre le président Alfredo Palacio à décréter l’état d’urgence.

M. Proano a annoncé la visite du nouveau président de Petroecuador, Fernando Gonzalez et du ministre de l’Énergie Ivan Mejia qui apporteront 51 millions de dollars d’arriérés dus aux salariés de firmes sous-traitantes.

Le pétrole est le principal produit exporté par l’Équateur, cinquième producteur latino-américain.

Ces dix derniers mois, quatre grèves ont touché les installations pétrolières d’Amazonie et à deux reprises, Petroecuador a dû suspendre l’expédition de brut vers l’étranger en raison d’occupations de puits par des riverains qui réclament des aides de l’État. Les pertes provoquées par ces protestations ont été évaluées à au moins 111 millions de dollars.

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