recherche

Accueil > Les Cousins > Venezuela > Chavez menace de quitter la table des négociations

18 janvier 2003

Chavez menace de quitter la table des négociations

 

Par Agence France-Presse
Caracas

Le président Hugo Chavez a menacé samedi matin de quitter la table des négociations avec l’opposition organisées par l’Organisation des États Américains (OEA) dans des déclarations aux médias officiels vénézueliens avant de partir pour le Brésil pour rencontrer le président Luiz Inacio da Silva.

« Nous refléchissons à quitter la table du dialogue parce que ces gens ne donnent aucun signe de prendre la voie démocratique », a dit par téléphone le président vénézuelien à la chaîne gouvernementale de télévision.

« Il n’y a pas de conversation possible avec ces groupes terroristes et fascistes, ce qu’il faut c’est les vaincre en appliquant tout le poids de la loi », a-t-il ajouté.

Le président vénézuelien a expliqué que son attitude répondait aussi à leurs « représentants qui ont dit à New York que Chavez était un tyran et qu’avec les tyrans, on ne discute pas ».

Le secrétaire général de l’OEA César Gaviria a décidé vendredi de suspendre jusqu’à lundi les négociations en raison « de l’ambiance surchauffée » dans le pays.

« J’espère que lundi nous pourrons reprendre nos activités », a poursuivi César Gaviria qui « facilite » les négociations entre le gouvernement du président Hugo Chavez et l’opposition, composée du principal syndicat vénézuelien, le patronat et les partis de droite réunis dans la coordination démocratique qui ont lancé un mouvement de grève centrée sur l’industrie pétrolière.

Le président vénézuelien doit rencontrer samedi le président brésilien qui a été à l’initiative de la création d’un « groupe de pays amis » pour appuyer la mission de César Gaviria. Ce groupe est composé du Brésil, du Chili, de l’Espagne, des États-Unis, du Mexique et du Portugal.

Vendredi dans son discours annuel au parlement Hugo Chavez avait demandé au groupe de « reconnaître qu’il y a ici un gouvernement légitime ». « S’ils prétendent donner une légitimité (aux forces de l’opposition), nous n’avons pas besoin de leur aide », avait-il ajouté.

Retour en haut de la page

El Correo

|

Patte blanche

|

Plan du site

| |

création réalisation : visual-id