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2 mars 2005

Aguas Argentinas du Groupe Suez en ébullition permanente

par Cledis Candelaresi

 

Toutes les versions de cet article : [Español] [français]

Quand les deux parties feront-elles un véritable effort pour éviter la rupture ? Un rapport interne de l’Etoss a récemment tendu le lien fragile entre l’entreprise et le Gouvernement. L’analyse souligne qu’Aguas Argentinas a tenu seulement 31 % des investissements en matière de développement sur lesquels elle s’était engagée dans l’ accord de l’année 2004, investissements qui sont pris en charge par l’intermédiaire d’un fidéicommis. La société filiale du Groupe Suez a entièrement réfuté devant ce journal le non respect de ses engagements - équivalent à quelque 63 millions de pesos = à 16.321.243 €- (1 € = 3, 86 pesos), en expliquant que les travaux manquants sont au stade de l’appel d’offres. Ce qui est étrange, cette fois, c’est que ces propos coïncident avec la position officielle de l’organe régulateur, qui attribue l’étude à une gaffe de certains de ses techniciens.

Les grilles d’analyse des contrôleurs font partie du travail de routine que produisent ses bureaux. C’est tellement vrai qu’elles ont été adoptées comme matériel de travail par l’Association Civile par l’Égalité et la Justice (Asij), qui a dénoncé déjà la dollarisation des taxes aéroportuaires et la discrimination du Glacier Freddo vis à vis de son personnel féminin. En l’occurrence, les avocats de l’Asij ont conclu que l’entreprise n’a pas honoré ses engagements conclus dans le document signé en mai de l’année dernière et que l’entité de contrôle n’a pas effectué les mises en demeure.

L’accord paraphé en mai de l’année dernière prévoyait une formule contractuelle de transition jusqu’à décembre, date à laquelle un nouveau contrat, encore en suspens, devait être signé. Sans modifier les tarifs, Aguas s’engageait à faire des travaux pour 126 millions de pesos -32.642.487 €- provenant de sources diverses et d’autres pour étendre le réseau avec 96 millions -24.935.064 €- de ressources accumulées dans le fonds fiduciaire pendant les années 2003 et 2004. Les premiers ont été faits, dans quelques cas avec excès. Mais à la fin de janvier les deuxièmes n’étaient pas réalisés "pour 68.93 %".

"Aguas devait faire un appel d’offre pour ces travaux en décembre. Mais l’exécution est pluriannuelle ", clarifie l’entreprise, que par rapport aux retards identifiés par les techniciens de l’Etoss et soulignés par les avocats d’Asij. Interviewé par ce journal, le porte-parole officiel de l’entité régulatrice s’est appliqué à expliquer précisément la même chose, tout en reconnaissant qu’existent ces listes où l’on suggère une "déviation" des objectifs imposés par l’accord qui a pris fin en décembre.

Le conseiller de presse d’Alejandro Labado, titulaire de l’Etoss, a improvisé un résumé où on détaille une série d’oeuvres qui seront terminé au cours de cette année, en soulignant que l’argent fiduciaire, pourcentage du tarif que payent tous les clients, est déposé dans la Banque Province et peut seulement être libéré contre certification d’oeuvre. Dans le pire des cas, on pourrait reprocher à l’entreprise d’avoir retardé l’exécution des travaux dans un domaine aussi sensible que celui de l’extension du réseau, qui justement permet d’apporter le service à ceux qu’ils ne l’ont pas.

Ce qui est clair dans les deux cas , c’est la volonté de ne pas briser le lien à l’heure actuelle. Le Gouvernement attend la sortie du défaut pour prendre une décision à haut niveau sur le sort de la privatisée, mais pendant ce temps, il évite tout geste qui puisse la crisper. L’entreprise administrée par les français fait aussi des efforts pour contrôler les problèmes que lui produisent mises en cause de la part des bureaux publics et parie sur le fait que réussira au moins une partie de son plan.

Selon cette initiative, la couverture de l’ensemble du secteur de la concession sera faite seulement à la fin 2023. Pour ce faire , elle exige 500 millions de pesos par an de recettes "additionnelles", par cette voie, sans exclure un mix : prêts des organismes multilatéraux, ajustement de tarifs et/ou diminution fiscale sur le prix du service. Sans oublier l’apport direct de l’État, la modalité fiduciaire et jusqu’à demande de prêts en pesos pour annuler sa volumineuse dette en dollars.

Tandis que, le Gouvernement devra laisser tomber une liste de travaux qu’il considère prioritaire pour l’assainissement des quartiers pauvres de la banlieue de Buenos Aires ou les exécuter lui-même, puisque Aguas refuse de signer l’extension du fidéicommis tant que la renégociation n’avance pas.

Página 12, le 2 mars 2005

Traduction pour El Correo : Estelle et Carlos Debiasi

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